{"id":531,"date":"2009-03-18T23:37:33","date_gmt":"2009-03-18T22:37:33","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=531"},"modified":"2013-02-24T02:43:32","modified_gmt":"2013-02-24T01:43:32","slug":"contre-enquete-sur-la-mort-demma-bovary","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=531","title":{"rendered":"Contre-enqu\u00eate sur la mort d&rsquo;Emma Bovary &#8212; Philippe Doumenc"},"content":{"rendered":"<div class=\"livre\">\n<h3>Contre-enqu\u00eate <br \/>sur la mort d&rsquo;Emma Bovary<\/h3>\n<h4>Philippe Doumenc<br \/> Editions Actes Sud, Coll. Babel, 2007<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/contrequete.jpg\" rel=\"lightbox[531]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3490\" alt=\"Contre-enqu\u00eate sur la mort d'Emma Bovary\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/contrequete-220x350.jpg\" width=\"220\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/contrequete-220x350.jpg 220w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/contrequete-150x238.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/contrequete-200x317.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/contrequete-400x635.jpg 400w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/contrequete.jpg 487w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><\/a><\/div>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c&rsquo;est un livre sur rien, un livre sans attache ext\u00e9rieure, qui se tiendrait de lui-m\u00eame par la force interne de son style, comme la terre sans \u00eatre soutenue se tient en l&rsquo;air, un livre qui n&rsquo;aurait presque pas de sujet ou du moins o\u00f9 le sujet serait presque invisible, si cela se peut. Les \u0153uvres les plus belles sont celles o\u00f9 il y a le moins de mati\u00e8re. [&#8230;] C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il n&rsquo;y a ni beaux ni vilains sujets et qu&rsquo;on pourrait presque \u00e9tablir comme axiome, en se pla\u00e7ant au point de vue de l&rsquo;Art pur, qu&rsquo;il n&rsquo;y en a aucun, le style \u00e9tant \u00e0 lui seul une mani\u00e8re absolue de voir les choses.<\/p>\n<p><cite>G. Flaubert, Lettre \u00e0 Louise Colet, 16 janvier 1852.<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Du d\u00e9tournement en art<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout d&rsquo;abord (re-re-re)tordons le cou \u00e0 certaines id\u00e9es tenaces. La litt\u00e9rature et l&rsquo;art en g\u00e9n\u00e9ral sont faits pour \u00eatre pill\u00e9s, d\u00e9valis\u00e9s, d\u00e9tourn\u00e9s, alt\u00e9r\u00e9s, copi\u00e9s, poursuivis, molest\u00e9s. Toute l&rsquo;histoire des id\u00e9es marche sur ce principe, depuis l&rsquo;antiquit\u00e9. On copie, on prolonge, on d\u00e9tourne, on s&rsquo;inspire, on nuance, on contredit le ma\u00eetre. Si, je ne le nie pas,\u00a0 la conservation du patrimoine est essentielle et indispensable pour la transmission de notre identit\u00e9 d&rsquo;humains, l&rsquo;art n&rsquo;a pas pour unique finalit\u00e9 de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer dans un mus\u00e9e (ou une biblioth\u00e8que) pour le bon plaisir bourgeois d&rsquo;\u00eatre reluqu\u00e9, poss\u00e9d\u00e9, <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-539\" title=\"Wolfang Laib - Cinq montagnes qu\u2019on ne peut escalader\" alt=\"Wolfang Laib - Cinq montagnes qu\u2019on ne peut escalader\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/laib.jpg\" width=\"296\" height=\"320\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/laib.jpg 296w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/laib-150x162.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/laib-200x216.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 296px) 100vw, 296px\" \/>capitalis\u00e9, inventori\u00e9, estim\u00e9, marchand\u00e9. Ainsi, par exemple, je qualifie d&rsquo;acte artistique et po\u00e9tique celui <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pierre_Pinoncelli\">Pierre Pinoncelli <\/a>qui pisse dans<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fontaine_(Duchamp)\"> la Fontaine<\/a> de Duchamp avant de la briser. L&rsquo;\u0153uvre a une vie, et n&rsquo;en d\u00e9plaisent aux conservateurs de mus\u00e9e, elle peut aussi avoir une mort. A cet \u00e9gard, j&rsquo;aime beaucoup le travail de <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Wolfgang_Laib\">Wolfgang Laib<\/a> qui r\u00e9fl\u00e9chit sur la notion d&rsquo;\u0153uvre et de temps et qui donne toujours beaucoup de mal aux conservateurs des mus\u00e9es pour garder l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de ses \u0153uvres faites de pollen ou de lait, de mat\u00e9riaux biod\u00e9gradables (mais je reparlerai je pense de cet artiste).\u00a0 Pinoncelli, par son geste, d\u00e9sacralise le <em>readymade<\/em> en le r\u00e9invoquant pour ce qu&rsquo;il est : un simple objet de manufacture. Changement d&rsquo;\u00e9poque, changement d&rsquo;esprit. L&rsquo;acte aurait sans doute plu \u00e0 Duchamp, d&rsquo;autant plus que le <em>readymade<\/em> est finalement plus une id\u00e9e qu&rsquo;un objet artistique en soi (enfin il l&rsquo;est par la simple \u00e9nonciation\/d\u00e9signation de l&rsquo;artiste, mais l&rsquo;essentiel r\u00e9side dans l&rsquo;id\u00e9e et l&rsquo;ironie de cette transgression). La r\u00e9p\u00e9tition sans fin de la d\u00e9signation par le <em>readymade<\/em> (l&rsquo;oeuvre des continuateurs en somme) se termine par cet acte po\u00e9tique de Pinnoncelli qui brise le mod\u00e8le, interdisant par l\u00e0 l&rsquo;acte de r\u00e9p\u00e9tition st\u00e9rile du m\u00eame (cercle vicieux sans fin qui redit toujours le m\u00eame), et le passage \u00e0 autre chose. Continuit\u00e9 dans cet exemple par la destruction, plut\u00f4t radicale, mais continuit\u00e9 quand m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et en litt\u00e9rature il en va de m\u00eame. Il n&rsquo;y a pas de personnages, d&rsquo;\u0153uvres, de lieux, d&rsquo;id\u00e9es qui soient d\u00e9finitivement inviolables, perch\u00e9s sur un pi\u00e9destal inaccessible sans prise aucune au changement, \u00e0 la d\u00e9possession, au pastiche, \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation. Bien s\u00fbr une \u0153uvre reste une \u0153uvre est sa qualit\u00e9 n&rsquo;est pas, <em>de facto<\/em>, transmise par h\u00e9ritage depuis son mod\u00e8le. Bien au contraire, elle doit \u00eatre pertinente, intelligente, compl\u00e9mentaire, subversive&#8230; elle doit alt\u00e9rer son origine, jouer de contrepoint dans son discours, elle doit la surpasser dans son ambition intellectuelle, politique et esth\u00e9tique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette longue introduction pour dire que non, Emma Bovary n&rsquo;est pas une vieille momie \u00e0 conserver jalousement dans le mus\u00e9e de Flaubert et qu&rsquo;il est courageux de la part de Philippe Doumenc de la faire revivre (bon pour mieux la tuer, mais \u00e7a c&rsquo;est son autre histoire). N&rsquo;en d\u00e9plaisent aux conservateurs (et pourtant j&rsquo;aime cette \u0153uvre de Flaubert, lue et relue).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Contre-enqu\u00eate en bovarie<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>La contre-enqu\u00eate sur la mort d&rsquo;Emma Bovary<\/em>, reprend l\u2019\u0153uvre exactement au moment de la mort d&rsquo;Emma. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une enqu\u00eate men\u00e9e sur l&rsquo;origine de sa mort, ordonn\u00e9e par le pr\u00e9fet suite \u00e0 la d\u00e9couverte suspecte de traces minuscules sur son corps. L&rsquo;\u0153uvre est donc le rapport de cette enqu\u00eate pas ordinaire sur un fait on ne peut plus ordinaire. On y retrouve tous les ingr\u00e9dients du roman policiers, ingr\u00e9dients frisant parfois la caricature : le vieux commissaire proche de la retraite, le jeune initi\u00e9 Remi (qui est le t\u00e9moin et le rapporteur de l&rsquo;histoire dans sa totalit\u00e9), un m\u00e9decin l\u00e9giste, des d\u00e9positions, une enqu\u00eate retir\u00e9e par les autorit\u00e9s parce que trop d\u00e9rangeante, 4 suspects, des faux et des vrais aveux, des mensonges, de l&rsquo;adult\u00e8res, de la d\u00e9cadence&#8230; Bref tous les \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;un bon policier. Et dans ce sens, il peut \u00eatre simplement lu comme tel. Sans r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u0153uvre de Flaubert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je repense \u00e0 la phrase de Flaubert \u00e0 Louise Colet (<em>cf<\/em>. incipit) :<em> <\/em>\u00ab <em>Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c&rsquo;est un livre sur rien<\/em> \u00bb. Comme Flaubert, Doumenc lance une enqu\u00eate sur une non-affaire, sur rien, ou si peu. Une femme, qui a englouti son patrimoine par des dettes inconsid\u00e9r\u00e9es, qui a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par ses amants, qui meurt suite \u00e0 l&rsquo;absorption d&rsquo;arsenic, d&rsquo;aucuns auraient conclu (et Flaubert le premier) au suicide. Mais non ! L&rsquo;enqu\u00eate doit avoir lieu. M\u00eame sur la base d&rsquo;un presque malentendu. Toute histoire, toute enqu\u00eate m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre creus\u00e9e afin d&rsquo;en r\u00e9v\u00e9ler la beaut\u00e9 (par le style) ou la v\u00e9rit\u00e9 (par la confrontation des faits). Le choix du style et du ton, celui de l&rsquo;enqu\u00eate, neutre et plat, renoue \u00e9videmment avec celui de Flaubert, simple observateur, enqu\u00eateur sur le rien. On notera, parmi les pastiches du style\u00a0 (car il\u00a0 y quand m\u00eame cette tentation, tant l&rsquo;univers de Flaubert est intrins\u00e8que \u00e0 son style, <em>cf.<\/em> la citation) le recours \u00e0 l&rsquo;adverbe flaubertien, un long adverbe de mani\u00e8re, d\u00e9tach\u00e9 en incise, comme un appendice inutile \u00e0 la phrase.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-542\" title=\"Yonville, le d\u00e9part de l'Hirondelle\" alt=\"Yonville, le d\u00e9part de l'Hirondelle\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/yonville.jpg\" width=\"180\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/yonville.jpg 180w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/yonville-150x222.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 180px) 100vw, 180px\" \/>C&rsquo;est une \u0153uvre vraiment plaisante lire, on y retrouve l&rsquo;ambiance provinciale d&rsquo;Yonville et de ses &lsquo;charmants&rsquo; habitants, les amants d&rsquo;Emma&#8230; On replonge avec d\u00e9lectation dans cet univers m\u00e9di-ocre&#8230; On fouille, on creuse dans ces \u00ab\u00a0sujets invisibles\u00a0\u00bb et on y d\u00e9couvre la nature humaine, ses faiblesses, ses souffrances, ses mensonges&#8230; mais on ne d\u00e9couvre toujours pas ces mots qu&rsquo;Emma \u00ab\u00a0<em>avait trouv\u00e9 beaux dans les livre<\/em>s\u00a0\u00bb. On croise un personnage nouveau, la fille du pharmacien Homais, jeune fille de seize ans qui s&rsquo;\u00e9prend du jeune Remi et qui souffre des m\u00eames maux qu&rsquo;Emma, dont ce besoin irr\u00e9pressible de fuir Yonville et sa b\u00eatise, de s&rsquo;\u00e9vader de cette prison. On veut croire un moment \u00e0 la f\u00e9licit\u00e9 avec Remi mais l&rsquo;image se creuse, les sentiments se d\u00e9gonflent en ne laissant qu&rsquo;\u00ab <em>un go\u00fbt acide et tendre dans la bouche.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9nouement est plut\u00f4t surprenant. Mais plus encore la postface, qui attaque directement l&rsquo;oeuvre de Flaubert, lui faisant le proc\u00e8s (encore un !) d&rsquo;avoir volontairement falsifi\u00e9 les faits, d&rsquo;en avoir omis voire m\u00eame d&rsquo;en avoir invent\u00e9s. De n&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;un falsificateur de la r\u00e9alit\u00e9. De cette falsification qui a tromp\u00e9 Emma jusqu&rsquo;au tombeau ? Plut\u00f4t que les livres et leur univers d\u00e9r\u00e9alisant, n&rsquo;est-ce pas plut\u00f4t la triste r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;Yonville la vraie coupable du meurtre d&rsquo;Emma Bovary ?<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant quand il [Remi] parlait du livre qu&rsquo;un jour enfin il se d\u00e9cida \u00e0 lire, il ne pouvait dissimuler &#8211; \u00e0 regret &#8211; que certaines pages \u00e9taient belles. Dans le roman, Yonville et ses personnages resplendissent \u00e0 jamais de l&rsquo;\u00e9clat immortel de la b\u00eatise. Mais surtout la figure centrale redevient Emma Bovary. Par instinct Flaubert l&rsquo;a splendidement restitu\u00e9e, lui qui jamais ne l&rsquo;a jamais rencontr\u00e9e vivante, alors qu&rsquo;Herville et Remi avaient eu au moins une sorte de contact indirect avec elle, l&rsquo;un au bout de son scalpel, l&rsquo;autre au travers d&rsquo;une enqu\u00eate plut\u00f4t fangeuse. Remi n&rsquo;en \u00e9tait pas jaloux. Sa profession avait \u00e9t\u00e9 de rechercher les circonstances de la mort de cette femme, celle de Flaubert de broder sur sa vie, en ce domaine un pauvre flic aura toujours tort : il n&rsquo;a droit qu&rsquo;\u00e0 la stricte v\u00e9rit\u00e9 des faits, alors que le romancier, lui, peut \u00e0 loisir inventer, r\u00eaver &#8211; et mentir !<\/p>\n<p><cite> p. 186<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nota bene : je ne fais pas de lien vers d&rsquo;autres billets, il y en a tellement qu&rsquo;il ne sera pas difficile de les retrouver. De plus je ne voudrais oublier personne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c&rsquo;est un livre sur rien, un livre sans attache ext\u00e9rieure, qui se tiendrait de lui-m\u00eame par la force interne de son style, comme la terre sans \u00eatre soutenue se tient en l&rsquo;air, un livre qui n&rsquo;aurait presque pas de sujet ou du moins o\u00f9 le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3490,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[146,26,84,83,14,23],"tags":[323,112,483,509,325,324],"class_list":["post-531","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts-plastiques","category-auteurs","category-doumenc","category-flaubert","category-lecture","category-roman","tag-bovarysme","tag-emma-bovary","tag-lecture","tag-livres","tag-marcel-duchamp","tag-readymade"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/contrequete.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/531","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=531"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/531\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3490"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=531"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=531"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=531"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}