{"id":4753,"date":"2015-10-06T23:17:27","date_gmt":"2015-10-06T21:17:27","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=4753"},"modified":"2016-04-25T15:03:09","modified_gmt":"2016-04-25T13:03:09","slug":"celui-qui-garde-ses-reves-mah-chong-gi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=4753","title":{"rendered":"Celui qui garde ses r\u00eaves &#8212; Mah Chong-gi"},"content":{"rendered":"<div class=\"livre\">\n<h3><i>Celui qui garde ses r\u00eaves,<\/i><\/h3>\n<h4>Mah Chong-gi<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.editions-brunodoucey.com\/celui-qui-garde-ses-reves\/\" target=\"_blank\">Ed. Bruno Doucey<\/a>, 2014<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/couvMahChong-gi_72dpi_pourlesite.jpg\" rel=\"lightbox[4753]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4754\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/couvMahChong-gi_72dpi_pourlesite.jpg\" alt=\"Celui qui garde ses r\u00eave, Mah Chong-gi, Editions Bruno Doucey\" width=\"230\" height=\"298\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/couvMahChong-gi_72dpi_pourlesite.jpg 230w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/couvMahChong-gi_72dpi_pourlesite-150x194.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/couvMahChong-gi_72dpi_pourlesite-200x259.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px\" \/><\/a><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Celui qui garde ses r\u00eaves<\/em> est le parcours, sous forme d&rsquo;anthologie et premi\u00e8res traductions, d&rsquo;une \u0153uvre intense, celle de Mah Chong-gi, enti\u00e8rement tourn\u00e9e vers sa langue natale (le po\u00e8te est exil\u00e9 aux \u00c9tats-Unis depuis 1966 pour avoir particip\u00e9 \u00e0 des manifestations contestataires et publie ses po\u00e8mes en cor\u00e9en), une langue devenue seule patrie de repli, seul terrain d&rsquo;exploration, une langue pour \u00ab\u00a0<em>retourner sain et sauf dans <\/em>[s]<em>on pays\u00a0\u00bb.<\/em> ((Toutes les citations qui suivent sont extraites d&rsquo;un article intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<em>Je parle de ma po\u00e9sie<\/em>\u00a0\u00bb et pr\u00e9sent dans la derni\u00e8re partie du recueil, p.115-117))<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est un po\u00e8te et un m\u00e9decin qui \u00e9crit. Un po\u00e8te pour lequel avoir un m\u00e9tier en prise avec la r\u00e9alit\u00e9 est une n\u00e9cessit\u00e9 autre que substantielle. Une \u00e9thique de la cr\u00e9ation qu&rsquo;il veut authentique, \u00ab\u00a0<em>synonyme de l&rsquo;\u00e9treinte et du partage<\/em>\u00ab\u00a0. Une po\u00e9sie qui ne doit pas \u00ab\u00a0<em>partir d&rsquo;une man\u0153uvre conceptuelle qu&rsquo;on op\u00e8re enferm\u00e9 dans une petite chambre obscure en m\u00e9prisant la simple et vraie vie<\/em>\u00ab\u00a0. \u00ab\u00a0<em>Je ne peux me fier enti\u00e8rement<\/em>, \u00e9crit-il,\u00a0<em>\u00e0 la litt\u00e9rature qui ne parle qu&rsquo;un langage abstrait. Je pense que la m\u00e9taphore des lieux r\u00e9els travers\u00e9s d&rsquo;exp\u00e9riences est la mati\u00e8re m\u00eame qui cr\u00e9e la po\u00e9sie vivante.<\/em>\u00a0\u00bb Un double m\u00e9tier de gu\u00e9risseur centr\u00e9 sur la vie, celle des hommes et celle de la langue. Si\u00a0comme sa compatriote <a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/2013\/03\/25\/celle-qui-mangeait-le-riz-froid-moon-chung-hee\/\" target=\"_blank\">Moon Chung-hee<\/a>, le style de Mah Chong-gi peut parfois \u00eatre \u00ab\u00a0<em>\u00e9troitement li\u00e9 aux choses quotidienne<\/em>\u00ab\u00a0, la nature prend une place beaucoup plus cons\u00e9quente. Nature comme lieu unique des hommes, comme pays d&rsquo;origine et de destination, comme centre vital et d\u00e9nominateur commun de notre humanit\u00e9 : \u00ab [..] <em>je comprends que nous sommes tous des gens natifs du m\u00eame pays|\u00a0 <\/em><em>tant que nous sommes ainsi reli\u00e9s les uns aux autres par l&rsquo;eau <\/em>\u00bb<\/p>\n<blockquote>\n<hr \/>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: center;\">Une longue rivi\u00e8re de ce monde<\/h3>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>1<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span class=\"dquo\">\u00ab<\/span> Au cou\u00adcher subit du soleil quand l\u2019ombre de la mon\u00adtagne en des\u00adcen\u00addant<br \/>\nse met \u00e0 cou\u00advrir la large rivi\u00e8re assom\u00adbrie<br \/>\nle cours de la vieille rivi\u00e8re devient plus \u00e9troit et<br \/>\nson nom et sa natio\u00adna\u00adlit\u00e9 s\u2019estompent eux aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Pre\u00adnant place au bord de la rivi\u00e8re de natio\u00adna\u00adlit\u00e9 confuse<br \/>\net ras\u00adsem\u00adblant mes der\u00adniers jours o\u00f9 je me per\u00addais sou\u00advent<br \/>\nje veille toute une nuit \u00e9cou\u00adtant le bruit de l\u2019eau qui remue.<br \/>\nAlors ton corps et le mien de natio\u00adna\u00adli\u00adt\u00e9s confuses<br \/>\nbaignent dans les eaux de cette rivi\u00e8re inson\u00addables,<br \/>\nah, je com\u00adprends que nous sommes tous des gens natifs du m\u00eame pays<br \/>\ntant que nous sommes ainsi reli\u00e9s les uns aux autres par l\u2019eau.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Enfin l&rsquo;aube p\u00e9n\u00e8tre \u00e9cartant la nuit lourde.<br \/>\nD&rsquo;innombrables yeux d&rsquo;eau qui scintillent,<br \/>\nles eaux de la rivi\u00e8re en se m\u00ealant se frottent le corps.<br \/>\nAh, cette lumi\u00e8re d&rsquo;eau, la lumi\u00e8re que j&rsquo;ai vue quelque part dans ma jeunesse,<br \/>\nnous qui allons ainsi tous ensemble dans la m\u00eame direction,<br \/>\nje comprends que m\u00eame perdus, nous restons debout en une seule compagnie. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>2<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab J&rsquo;ai pass\u00e9 quelques jours tout seul au bord d&rsquo;une longue rivi\u00e8re. Il n&rsquo;y avait ni TV, ni radio, ni litt\u00e9rature, ni beaux-arts, ni musique. Tout ce qui existait l\u00e0 \u00e9tait vivant. La musique vivait entre l&rsquo;eau et le rocher, sur les l\u00e8vres d&rsquo;une autre ros\u00e9e rencontrant une ros\u00e9e d&rsquo;herbe vivaient les beaux-arts. La po\u00e9sie vivait sur les antennes d&rsquo;un insecte t\u00e2tant le sol. Le roman vivait dans le long voyage tranquille de cet insecte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout ce qui existait l\u00e0 bougeait. L&rsquo;eau, des feuilles d&rsquo;arbre, des nuages, des oiseaux et de petits animaux bougeaient sans cesse et l&rsquo;eau de pluie, les cris des insectes nocturnes, la lumi\u00e8re du jour et le clair de lune de la nuit et la lumi\u00e8re d&rsquo;eau de la rivi\u00e8re et l&rsquo;ombre de toutes ces choses bougeaient. Ce monde qui bougeait autour de moi faisait mouvoir mon corps en me repoussant. Tout mon corps expos\u00e9, je me mis \u00e0 respirer en imitant la respiration des feuillages \u00e9pais des arbres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, j&rsquo;ai pu savoir que m\u00eame ma chair, \u00e9tant vivante, respirait. Le corps qui respirait, d\u00e9s qu&rsquo;il se fut \u00e9chapp\u00e9 des ordres compliqu\u00e9s de ma t\u00eate inqui\u00e8te, se mit \u00e0 \u00eatre \u00e0 l&rsquo;aise. Mes \u00e9paules devenaient l\u00e9g\u00e8res ; mes yeux devenant vifs, je pouvais voir des fruits d&rsquo;arbre se cacher dans la toile d&rsquo;araign\u00e9e ainsi que le chant d&rsquo;amour que cr\u00e9ent les insectes en agitant leurs ailes. J&rsquo;ai enfin compris que toutes les choses du monde bougeaient en une seule chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutes les choses du monde n&rsquo;en formaient qu&rsquo;une. Elles ne pouvaient \u00eatre diff\u00e9rentes. Alors je me suis d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 rejeter la diff\u00e9rence entre le grand et le petit. Je me suis d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 rejeter la diff\u00e9rence entre le visible et l&rsquo;invisible, entre vivre et mourir. C&rsquo;\u00e9tait une d\u00e9cision difficile pour moi-m\u00eame. Quelques jours apr\u00e8s, alors que je disais au-revoir \u00e0 la rivi\u00e8re en quittant le rivage d\u00e9sert, elle s&rsquo;est approch\u00e9e de moi sans mot dire pour mettre quelques rivi\u00e8res claires et longues dans mon c\u0153ur. Alors je suis devenu rivi\u00e8re. \u00bb<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239.jpg\" rel=\"lightbox[4753]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-4775 size-large\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-1024x1024.jpg\" alt=\"Rivi\u00e8re de mon enfance, de toutes les enfances (photo personnelle)\" width=\"1024\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-200x200.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-350x350.jpg 350w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-150x150.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-400x400.jpg 400w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-800x800.jpg 800w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-1200x1200.jpg 1200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-57x57.jpg 57w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-72x72.jpg 72w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-114x114.jpg 114w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239-144x144.jpg 144w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/IMG_0239.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00c9toile, une joie qui n&rsquo;est pas encore finie<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Longtemps je n&rsquo;ai pas aim\u00e9 les \u00e9toiles. Sans doute, vivant tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 de mon pays, je n&rsquo;aimais pas avoir de la peine en les regardant se monter et se cacher si loin de notre r\u00e9el. Je n&rsquo;aimais pas ces \u00e9toiles qui semblaient esseul\u00e9es. Cependant, l&rsquo;\u00e9t\u00e9 dernier, sur la cha\u00eene de hautes montagnes du Nord, les \u00e9toiles que j&rsquo;ai rencontr\u00e9es en pleine nuit \u00e9taient lumineuses, \u00e9normes et magnifiques. Les \u00e9toiles dormaient paisiblement dans la Voie lact\u00e9e toute proche comme si on pouvait y plonger les mains, et leurs souffles m&rsquo;\u00e9taient tendres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autrefois, levant las t\u00eate, on pouvait regarder les \u00e9toiles du ciel ; on pouvait parler avec les \u00e9toiles n&rsquo;importe o\u00f9. Mais de nos jours, o\u00f9 le temps passe vite, on ne croit plus aux \u00e9toiles et on tourne le dos \u00e0 l&rsquo;esp\u00e9rance ((Ce mot <em>esp\u00e9rance<\/em> est repris plus loin dans le po\u00e8me <em>Puisque l&rsquo;esp\u00e9rance que l&rsquo;on voit n&rsquo;est plus de l&rsquo;esp\u00e9rance&#8230;<\/em> Cette esp\u00e9rance, cet espace auquel on tourne le dos r\u00e9sonance a trouv\u00e9 une r\u00e9sonance particuli\u00e8re des mots lus aujourd&rsquo;hui de\u00a0 Jean-Marc Sourdillon : \u00ab Voil\u00e0 pourquoi, si je voulais d\u00e9gager une sorte de raison d\u2019\u00eatre \u00e0 la po\u00e9sie, ce serait celle-ci\u00a0: cr\u00e9er un espace o\u00f9 essayer l\u2019esp\u00e9rance. Pardon pour ce \u00ab\u00a0grand\u00a0\u00bb mot. Il faudrait le reprendre aux politiques ou aux dogmatiques religieux qui nous l\u2019ont confisqu\u00e9. Et lui redonner un sens. Celui-ci, par exemple, que l\u2019on trouve chez Mar\u00eda Zambrano\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Il y a une esp\u00e9rance qui n\u2019attend rien, qui s\u2019alimente de sa propre incertitude : l\u2019esp\u00e9rance cr\u00e9atrice ; celle qui extrait du vide, de l\u2019adversit\u00e9, de l\u2019opposition sa propre force sans pour autant s\u2019opposer \u00e0 rien, sans s\u2019enr\u00f4ler dans aucune sorte de guerre. Elle est l\u2019esp\u00e9rance qui cr\u00e9e, suspendue au-dessus de la r\u00e9alit\u00e9 sans l\u2019ignorer, celle qui fait surgir la r\u00e9alit\u00e9 non encore r\u00e9alis\u00e9e, la parole non dite : l\u2019esp\u00e9rance r\u00e9v\u00e9latrice.\u00a0\u00bb<\/em> \u00bb &#8212; Jean-Marc Sourdillon, entretien publi\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/chroniques\/contre-le-simulacre-enqu%C3%AAte-sur-l%E2%80%99%C3%A9tat-de-l%E2%80%99esprit-po%C3%A9tique-contemporain-en-france\/jean\" target=\"_blank\">Recours au po\u00e8me<\/a>)). Cet \u00e9t\u00e9, pendant quelques jours, en regardant toute la nuit le champs des \u00e9toiles bienveillantes et merveilleuses, j&rsquo;ai vu soudain le visage de mon p\u00e8re d\u00e9funt et celui de mon fr\u00e8re mort et nous avons \u00e9t\u00e9 heureux d&rsquo;\u00e9changer des nouvelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00d4 \u00eatre cher !<br \/>\nJe vous appelle par-dessus toutes les dissonances du monde.<br \/>\nVous ne devez ni souffrir ni vous attrister.<br \/>\nY aurait-il quelque part une vie qui ne soit pas \u00e9ph\u00e9m\u00e8re ?Pour moi aussi, ces derni\u00e8res ann\u00e9es sont venues avec beaucoup de peines.<br \/>\nJe vous regarde en m&rsquo;appuyant sur ces peines et sur mon corps \u00e9puis\u00e9<br \/>\n\u00d4 \u00e9toiles, \u00f4 regret affligeant qui n&rsquo;est pas encore fini,<br \/>\nvous devez atteindre une joie qui demeure dans un lieu difficile \u00e0 rejoindre<br \/>\nVotre accord est un cadeau de Dieu.<br \/>\nJe ferme la porte, \u00e9teins la lumi\u00e8re<br \/>\net touche, moi aussi, votre \u00e9toile. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Celui qui garde ses r\u00eaves<\/em>,<br \/>\nMah Chong-gi, Ed. Bruno Doucey, p. 50-56<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Celui qui garde ses r\u00eaves\u00a0\u00bb est le parcours, sous forme d&rsquo;anthologie et premi\u00e8res traductions, d&rsquo;une \u0153uvre intense, celle de Mah Chong-gi, enti\u00e8rement tourn\u00e9e vers sa langue natale&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4754,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[395,14,531,20],"tags":[397,387],"class_list":["post-4753","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bruno-doucey","category-lecture","category-mah-chong-gi","category-poesie","tag-litterature-coreenne","tag-nature"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/couvMahChong-gi_72dpi_pourlesite.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4753","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4753"}],"version-history":[{"count":27,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4753\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4844,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4753\/revisions\/4844"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4754"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}