{"id":4705,"date":"2015-09-05T12:05:45","date_gmt":"2015-09-05T10:05:45","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=4705"},"modified":"2015-09-06T23:27:55","modified_gmt":"2015-09-06T21:27:55","slug":"pourquoi-le-saut-des-baleines-nicolas-cavailles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=4705","title":{"rendered":"Pourquoi le saut des baleines &#8212; Nicolas Cavaill\u00e8s"},"content":{"rendered":"<div class=\"livre\">\n<h3>Pourquoi le saut des baleines<\/h3>\n<h4>Nicolas Cavaill\u00e8s<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.editionsdusonneur.com\/\" target=\"_blank\">\u00c9ditions du sonneur<\/a>, 2015<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/pourquoilesaut-debaleines.jpg\" rel=\"lightbox[4705]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-4706 \" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/pourquoilesaut-debaleines-217x350.jpg\" alt=\"pourquoi le saut des baleines, Nicolas Cavaill\u00e8s, Editions du Sonneur\" width=\"173\" height=\"278\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/pourquoilesaut-debaleines-217x350.jpg 217w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/pourquoilesaut-debaleines-150x242.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/pourquoilesaut-debaleines-200x323.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 173px) 100vw, 173px\" \/><\/a><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"intro\"> Je suis tomb\u00e9 sur ce livre (et son auteur, que je connaissais pour avoir vu son nom dans le <a href=\"https:\/\/blackheraldpress.wordpress.com\/magazine\/the-black-herald-3\/\" target=\"_blank\">Black Herald<\/a> &#8211; plus que pour le Prix Goncourt de la nouvelle 2014 avec la <em>Vie de monsieur Leguat<\/em>, que je n&rsquo;ai pas lu et qui a l&rsquo;air passionnant) un peu par hasard. L&rsquo;envie de faire, moi aussi, ma rentr\u00e9e litt\u00e9raire et de m&rsquo;asseoir dans une librairie comme sur un banc d&rsquo;\u00e9cole m&rsquo;a pouss\u00e9, un soir apr\u00e8s le travail, au milieu des rayons de la Machine \u00e0 Lire. Le nom de l&rsquo;auteur qui m&rsquo;intriguait, un sujet, les baleines et plus particuli\u00e8rement le myst\u00e8re de leur saut, qui me s\u00e9duisait et la pr\u00e9sence de Claude Chambard animant cette soir\u00e9e y \u00e9taient \u00e9galement pour quelque chose. <\/div>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Nous ignorons pourquoi les baleines et autres c\u00e9tac\u00e9s effectuent parfois ces sauts stup\u00e9fiants au-dessus des mers et des oc\u00e9ans, mais les hypoth\u00e8ses ne manquent pas, elles se renforcent m\u00eame du seul fait que la question n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9e. On dit qu\u2019elles bondissent dans les airs pour d\u00e9glutir, se d\u00e9barrasser de leurs parasites, communiquer, s\u00e9duire en vue d\u2019un accouplement, p\u00eacher en gobant, chasser en catapultant, fuir des pr\u00e9dateurs sous-marins comme l\u2019espadon ou le requin, s\u2019\u00e9tirer, s\u2019amuser, en imposer, ou encore ponctuer un message, une attitude. Aucune de ces explications ne convainc : f\u00e2cheusement partielles ou intol\u00e9rablement saugrenues, toutes ont \u00e9t\u00e9 contest\u00e9es. Comme c\u2019est le cas face aux grandes interrogations m\u00e9taphysiques, elles semblent toutes buter contre l\u2019\u00e9troitesse du cerveau et de l\u2019imagination qui les \u00e9chafaudent. La question serait-elle insoluble ?<\/em> [\u2026] <em>Ivresse, lib\u00e9ration, secousse non moins absurdes, en dernier lieu, futiles, qui n\u2019apaisent qu\u2019un moment, qu\u2019il faut toujours recommencer, et dont la baleine doit savoir en son for int\u00e9rieur, dans ce magma d\u2019instincts, de m\u00e9moire et d\u2019analyse, la grande vanit\u00e9. Mais en un monde qui n\u2019est que poussi\u00e8re d\u2019\u00e9toile remu\u00e9e dans un trou noir, la cr\u00e9ature, m\u00eame bard\u00e9e de ses instincts, g\u00e8nes et neurones, m\u00eame flatt\u00e9e par l\u2019h\u00e9ritage multi-mill\u00e9naire de la s\u00e9lection naturelle, peut go\u00fbter un acte aussi gratuit que la totalit\u00e9 dans laquelle elle baigne. Ainsi la baleine sauterait-elle <\/em>quia absurdum<em>, parce que c\u2019est absurde ? <\/em>(p. 9-10)<\/p>\n<\/blockquote>\n<div id=\"attachment_4710\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957.jpg\" rel=\"lightbox[4705]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4710\" class=\"size-large wp-image-4710\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957-1024x768.jpg\" alt=\"Claude Chambard et Nicolas Cavaill\u00e8s \u00e0 la Machine \u00e0 Lire (Bordeaux) le 2 septembre 2015\" width=\"1024\" height=\"768\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957-350x263.jpg 350w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957-150x113.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957-200x150.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957-400x300.jpg 400w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957-800x600.jpg 800w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/FullSizeRender-1712957-1200x900.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4710\" class=\"wp-caption-text\">Claude Chambard et Nicolas Cavaill\u00e8s \u00e0 la Machine \u00e0 Lire (Bordeaux) le 2 septembre 2015<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<em>Essai c\u00e9tologique autant que fantaisie litt\u00e9raire<\/em>\u00a0\u00bb est-il indiqu\u00e9 en 4e de couverture et il est vrai qu&rsquo;une fois entre les mains, ce petit livre violet des \u00e9ditions du Sonneur m&rsquo;a donn\u00e9 l&rsquo;illusion que j&rsquo;allais me plonger dans un ouvrage quelque peu scientifique ou pour le moins technique. La couverture unie et brillante participe de cette illusion : on ne trouvera nulle image d\u2019\u00c9pinal montrant le dos (ou plut\u00f4t le ventre) rond d&rsquo;une baleine en train de sauter au milieu de l&rsquo;\u00e9cume blanche et folle ; juste un bandeau signalant que le livre a re\u00e7u cette ann\u00e9e le Prix des Gens de Mer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si ce livre est soutenu par la lecture d&rsquo;une multitude d&rsquo;ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s, Nicolas Cavaill\u00e8s n&rsquo;en fait pas un \u00e9talage savant de naturaliste verbeux. Bien au contraire, s&rsquo;il \u00e9nonce une \u00e0 une les th\u00e9ories plus ou moins scientifiques pour expliquer ces sauts, c&rsquo;est en quelque sorte pour mieux les oblit\u00e9rer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car en effet, une fois pass\u00e9e l&rsquo;\u00e9nonciation de la probl\u00e9matique du livre (cf. la citation au-dessus), une fois pass\u00e9es en revue la classification des c\u00e9tac\u00e9s et les diff\u00e9rentes typologies de sauts (qui va de l&rsquo;<em>\u00e9rection c\u00e9phalique flanch\u00e9e<\/em> de la baleine franche au <em>saut carp\u00e9-flanch\u00e9 int\u00e9gral vrill\u00e9<\/em> du m\u00e9gapt\u00e8re en passant par le simple <em>marsouinage<\/em> des dauphins), l&rsquo;auteur s&rsquo;attache \u00e0 \u00e9num\u00e9rer les diff\u00e9rentes explications de ce saut de la baleine (et il faut lire absolument celle s&rsquo;attachant \u00e0 la pouss\u00e9e d&rsquo;Archim\u00e8de que j&rsquo;ai trouv\u00e9 tr\u00e8s dr\u00f4le) pour les tourner aussit\u00f4t en d\u00e9rision. Toutes proc\u00e8dent finalement d&rsquo;une approche anthropocentrique (pour s&rsquo;amuser ou communiquer selon certains, pour s\u00e9duire et se reproduire dans une posture totalement in\u00e9dite du K\u00e2mas\u00fbtra (l\u00e0, c&rsquo;est moi qui pousse l&rsquo;ironie), etc.) ou pragmatique (pour chasser les parasites, pour p\u00eacher, etc.). Aucune n&rsquo;envisage qu&rsquo;elles le fassent sans intention et sans plaisir (l&rsquo;auteur insiste sur la violence de la claque qu&rsquo;elles s&rsquo;infligent, violence d\u00e9cupl\u00e9e par le son \u00e9norme, audible \u00e0 plusieurs kilom\u00e8tres \u00e0 la ronde quand elle-m\u00eame a par ailleurs un appareil auditif tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9). Et c&rsquo;est l\u00e0 le parti pris de l&rsquo;auteur :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le dernier chapitre, intitul\u00e9 <em>Kamtchatka<\/em>, pose en beaut\u00e9 ((Claude Chambard, et je suis d&rsquo;accord avec lui, a compar\u00e9 ce dernier chapitre comme une tentative de l&rsquo;auteur d&rsquo;ex\u00e9cuter, jusque dans l&rsquo;\u00e9criture, de ressentir le saut magistral du c\u00e9tac\u00e9 en se substituant subjectivement \u00e0 elle)) la conclusion de ce livre, qui donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Nous ne saurons jamais pourquoi les baleines bondissent, ni m\u00eame pourquoi nous nous le demandons. Ce maudit pourquoi se nourrit de tout, et ne recrache rien : dans le fond, on ne sait jamais pourquoi rien du tout.<\/em> (p. 61)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et c&rsquo;est alors que le livre s&rsquo;\u00e9claire d&rsquo;une aura nouvelle. Qui fait soudain comprendre pourquoi il n&rsquo;y avait pas de point d&rsquo;interrogation dans le titre. L&rsquo;objet du livre n&rsquo;est pas tant une approche cart\u00e9sienne d&rsquo;un probl\u00e8me donn\u00e9, avec son lot d&rsquo;argumentation et de contre-argumentation, de th\u00e8ses et d&rsquo;antith\u00e8ses qu&rsquo;une synth\u00e8se viendrait trancher <em>ex abrupto <\/em>(et l&rsquo;auteur avoue s&rsquo;\u00eatre heurt\u00e9, sur cette vision, \u00e0 des incompr\u00e9hensions de la part des scientifiques), qu&rsquo;une critique de cette approche d&rsquo;appr\u00e9hension du monde. <em>Pourquoi le saut des baleines<\/em> est donc un magnifique plaidoyer pour rester \u00e0 la surface des choses. Non pas un hymne \u00e0 la superficialit\u00e9, mais un appel \u00e0 se maintenir dans la beaut\u00e9 de cet affleurement d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 qui,<em> in fine<\/em>, nous \u00e9chappe et \u00e0 accepter simplement la part de myst\u00e8re en demeurant<em> \u00e0 quia<\/em> dans le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout est-il explicable et soluble dans l&rsquo;eau ? Et si tout peut l&rsquo;\u00eatre, tout m\u00e9rite-t-il d&rsquo;\u00eatre expliqu\u00e9 et diss\u00e9qu\u00e9 ? Quelle part de myst\u00e8re, de <em>libert\u00e9, <\/em>de po\u00e9sie nous restera-t-il quand tout sera r\u00e9duit en \u00e9quations et algorithmes ? quelle part de souverainet\u00e9, d&rsquo;autod\u00e9termination, de destin nous sera-t-il conc\u00e9d\u00e9 si tout,\u00a0<em>conceptuellement<\/em>, se r\u00e9sout \u00e0 des \u00e9changes de mol\u00e9cules (je me rappelle de l&rsquo;effroi ressenti devant une \u00e9mission qui r\u00e9sumait le d\u00e9sir amoureux \u00e0 une pr\u00e9dation du meilleur bagage g\u00e9n\u00e9tique), \u00e0 des interactions \u00e9lectriques, \u00e0 des s\u00e9quences d&rsquo;ADN ? Que devient l&rsquo;inutile, le futile, l&rsquo;absurde dans tout cela ? \u00ab\u00a0Salio quia absurdum<em> : tout le monde a droit au non-sens, le philosophe comme le po\u00e8te, le cachalot comme le mystique ; ils font tous les m\u00eames bonds abscons.<\/em>\u00a0\u00bb (p. 47)<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Plus on classe, plus on inventorie, plus on d\u00e9piaute, plus on contr\u00f4le les choses, plus elles deviennent fades, et plus on \u00e9choue \u00e0 les approcher et \u00e0 les entendre, comme c&rsquo;est le cas des jubartes balis\u00e9es dans l&rsquo;Atlantique Nord ou dans le Pacifique Sud, auxquelles les c\u00e9tologues d\u00e9cernent au gr\u00e9 de leur ambitions scientifiques et d\u00e9magogiques de petits noms pour le moins discutables<\/em> [&#8230;] <em>qu&rsquo;elles jugeraient elles-m\u00eames sans doute bien insipides si par malheur elles pouvaient les comparer \u00e0 la beaut\u00e9 de leur chant. Tel Orph\u00e9e se retournant vers Eurydice, l&rsquo;humain perd ce dont il s&rsquo;enquiert, il d\u00e9nature ce qu&rsquo;il veut conna\u00eetre. Heureux celui qui contemple un ciel \u00e9toil\u00e9 sans y distinguer de constellations pr\u00e9d\u00e9finies, heureux celui qui traverse un paysage que ne d\u00e9fra\u00eechissent aucune abstraction linguistique ni culturelle, aucun nom ni aucune anecdote historique, heureux et sage celui qui vogue sur une mer anonyme.<\/em> (p. 20)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le capitaine Achab poursuit sans cesse sa baleine blanche dans sa mortelle qu\u00eate m\u00e9taphysique, Nicolas Cavaill\u00e8s, \u00e0 rebours, et dans un geste po\u00e9tique, cr\u00e9ateur, la rel\u00e2che, la lib\u00e8re, le c\u0153ur l\u00e9ger, dans les abysses t\u00e9n\u00e9breux encore vierges de tout esprit humain. Certaines qu\u00eates ne se r\u00e9alisent qu&rsquo;en abandonnant l&rsquo;objet de son d\u00e9sir et en capitulant face aux obsessions qui en sont la cause originelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce livre, je le place volontiers, dans ma biblioth\u00e8que, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de <a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/2014\/07\/10\/vaches-frederic-boyer\/\"><em>Vaches<\/em><\/a> de Fr\u00e9d\u00e9ric Boyer ((Et aussi parce que ce livre est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Guennadi Gor, po\u00e8te et romancier de SF sovi\u00e9tique, dont un de ses livres les plus connus s&rsquo;intitule <em>La vache<\/em>, \u00c9ditions Noir sur Blanc, 2004)) : ils portent tous deux un regard tr\u00e8s diff\u00e9rent sur l&rsquo;animal, mais chacun tente, \u00e0 sa mani\u00e8re, de bouleverser la fable animali\u00e8re : il ne s&rsquo;agit plus de donner \u00e0 l&rsquo;homme des traits d&rsquo;animaux pour en caricaturer le caract\u00e8re (Esope, La Fontaine) ou inversement de donner \u00e0 l&rsquo;animal des traits d&rsquo;humanit\u00e9 propres \u00e0 nous permettre de nous identifier \u00e0 lui (et le cin\u00e9ma regorge de toute sorte d&rsquo;animaux ne craignant pas le ridicule d&rsquo;imiter des humains) mais de les prendre pour ce qu&rsquo;ils sont : des animaux offerts au regard d&rsquo;autres animaux, dont nous sommes.<\/p>\n<hr \/>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Post Scriptum<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ironie m&rsquo;a conduit \u00e0 m&rsquo;interroger sur le pourquoi du pourquoi de ce livre. Aussi si vous souhaitez profiter de la beaut\u00e9 des sauts de ce livre, je vous incite fortement \u00e0 oublier tous\u00a0 les \u00ab\u00a0<em>parce que&#8230;\u00a0\u00bb<\/em> que je viens d&rsquo;\u00e9crire. Prenez une bouff\u00e9e d&rsquo;oxyg\u00e8ne et lisez ce livre d&rsquo;un seul bond, un <em>saut carp\u00e9-flanch\u00e9 int\u00e9gral vrill\u00e9<\/em> par exemple, dans une totale et souveraine libert\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Pourquoi le saut des baleines est un magnifique plaidoyer pour rester \u00e0 la surface des choses. Non pas un hymne \u00e0 la superficialit\u00e9, mais un appel \u00e0 se maintenir dans la beaut\u00e9 de cet affleurement d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 qui, in fine, nous \u00e9chappe et \u00e0 accepter simplement la part de myst\u00e8re en demeurant \u00e0 quia dans le monde.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4706,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[520,98,521,70,14],"tags":[524,522,523],"class_list":["post-4705","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cavailles-nicolas","category-conte","category-editions-le-sonneur","category-essai","category-lecture","tag-animaux","tag-baleine","tag-pourquoi"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/pourquoilesaut-debaleines.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4705","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4705"}],"version-history":[{"count":20,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4705\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4727,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4705\/revisions\/4727"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4706"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4705"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4705"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4705"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}