{"id":438,"date":"2009-03-07T02:37:59","date_gmt":"2009-03-07T01:37:59","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=438"},"modified":"2013-03-20T01:07:15","modified_gmt":"2013-03-20T00:07:15","slug":"decouvrir-la-poesie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=438","title":{"rendered":"D\u00e9couvrir la po\u00e9sie&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/matelotsylvestre2.jpg\" rel=\"lightbox[438]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-440 alignright\" title=\"Baron perch\u00e9, moussaillon sylvestre, po\u00e8te ?\" alt=\"Baron perch\u00e9, moussaillon sylvestre, po\u00e8te ?\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/matelotsylvestre2-252x350.jpg\" width=\"252\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/matelotsylvestre2-252x350.jpg 252w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/matelotsylvestre2-150x207.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/matelotsylvestre2-200x277.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/matelotsylvestre2.jpg 337w\" sizes=\"auto, (max-width: 252px) 100vw, 252px\" \/><\/a>Il est toujours amusant\/instructif\/nostalgique (rayez la mention inutile) de se rappeler comment on est arriv\u00e9 \u00e0 aimer telle ou telle chose, comment on s&rsquo;est pris de passion pour tel art, pour tel objet&#8230; R\u00e9fl\u00e9chissant sur la po\u00e9sie j&rsquo;ai t\u00e2ch\u00e9 de me rem\u00e9morer quand, pourquoi et comment j&rsquo;\u00e9tais tomb\u00e9 dans cette marmite alors que ce n&rsquo;est pas le genre de bouillon appr\u00e9ci\u00e9 par la majeure du public (mais sans doute ici je pointe un pr\u00e9jug\u00e9 commun qu&rsquo;il me faudrait peut-\u00eatre commencer par \u00e9liminer).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai aim\u00e9 la po\u00e9sie tr\u00e8s t\u00f4t. Pas vraiment gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, m\u00eame si je dois reconna\u00eetre qu&rsquo;elle a sans doute contribu\u00e9 \u00e0 mon \u00ab\u00a0\u00e9ducation po\u00e9tique\u00a0\u00bb et plus tard \u00e0 relancer cette passion qui s&rsquo;\u00e9tait un peu tarie mais j&rsquo;y reviendrai.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non la po\u00e9sie, je l&rsquo;ai d\u00e9couverte tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 la maison, sur des \u00e9tag\u00e8res, dans des lieux accessibles, pos\u00e9es sur une table, des pages reli\u00e9es entre elles, atteignables, r\u00e9elles, lisibles&#8230; \u00e0 l&rsquo;inverse sans doute des biblioth\u00e8ques ou\u00a0 des librairies o\u00f9 la po\u00e9sie semble parfois \u00eatre prisonni\u00e8re d&rsquo;immenses forteresses inexpugnables. Ainsi, j&rsquo;ai d\u00e9couvert \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de l&rsquo;adolescence des pages comme celles d&rsquo;Eluard, d&rsquo;Aragon, de Char, de Desnos, de Pr\u00e9vert, de Baudelaire, Rimbaud, de Verlaine&#8230; et tant d&rsquo;autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;\u00e9tait les livres de ma m\u00e8re qui \u00e9taient l\u00e0, en pleine libert\u00e9 dans la maison. Disponibles, ouverts aux prunelles curieuses, aux esprits en qu\u00eate d&rsquo;exaltation, aux c\u0153urs palpitants, \u00e0 la langue d\u00e9li\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;oreille chatouilleuse&#8230; Je me souviens aussi qu&rsquo;il y avait un po\u00e8me \u00e9crit par elle sur un mur, encadr\u00e9, laissant les lettres calligraphi\u00e9es s&rsquo;envoler comme des oiseaux ivres. La po\u00e9sie finalement me semblait famili\u00e8re, m\u00eame si la lire, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, me demandait des efforts certains de concentration, j&rsquo;\u00e9tais touch\u00e9 par ces mots qui ne racontaient pas forc\u00e9ment une histoire &#8211; avec ce mode narratif qui nous semble si ordinairement familier &#8211; mais dans lesquels j&rsquo;en devinais cent, mille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par la suite, la po\u00e9sie, comme moults adolescents, r\u00e9pondait \u00e0 mes questionnements les plus ardents, sur l&rsquo;amour &#8211; celui de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9, d&rsquo;Elsa, de la terre o\u00f9 l&rsquo;on grandit, etc. &#8211; sur la vie, la mort, la col\u00e8re, la r\u00e9volte, le myst\u00e8re&#8230; Sans toujours comprendre ce que je lisais, j&rsquo;ai souvent beaucoup puis\u00e9 et cherch\u00e9 dans la po\u00e9sie des r\u00e9ponses &#8211; je dirais auditives, esth\u00e9tiques, s\u00e9mantiques, d&rsquo;associations d&rsquo;id\u00e9e &#8211; \u00e0 des questions que je me posais. Je me laissais d\u00e9river tel ce bateau ivre, attrapant ici del\u00e0 des touffes d&rsquo;herbes, des pierres, des mottes de terre que j&rsquo;appr\u00e9hendais avec une certaine jouissance&#8230; comme un enfant qui d\u00e9couvre les mots. Et apr\u00e8s tout c&rsquo;est la fonction premi\u00e8re de la po\u00e9sie que de procurer cette jouissance verbale. D\u00e9chiffrer la partie technique, le m\u00e9canisme interne du souffle po\u00e9tique n&rsquo;apporte qu&rsquo;un savoir de plus, un gargarisme de savant orgueilleux. D\u00e9chiffrer, ce n&rsquo;est pas tendre la joue pour sentir ce souffle contre la peau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y avait aussi comme une fascination pour le verbe, pour son troublant pouvoir \u00e9vocateur, sa capacit\u00e9 \u00e0 invoquer un quelque chose ici et maintenant, sa mani\u00e8re de se plurialiser quand il se juxtapose avec un autre vocable&#8230; Il m&rsquo;arrivait parfois de les lire sans les lire vraiment, d&rsquo;entendre les mots r\u00e9sonner dans ma t\u00eate comme des coquilles vides et cependant \u00e9clore, et cependant susciter une r\u00e9elle \u00e9motion, un sens secret, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une sorte d&rsquo;incantation, de formule magique qui provoquait en moi une alchimie ind\u00e9finissable. Bien s\u00fbr j&rsquo;en parle maintenant avec un paradigme forc\u00e9ment diff\u00e9rent (tr\u00e8s proche de mes lectures et de mon orgueilleux savoir) mais ce que je me rappelle avec exactitude, c&rsquo;est que j&rsquo;ai vraiment fait une rencontre avec la po\u00e9sie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s bien s\u00fbr, par la suite, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 tent\u00e9, comme nombre d&rsquo;adolescent(e)s, de produire avec mes mots cette m\u00eame alchimie que j&rsquo;avais ressentie. Moi aussi, je voulais devenir sorcier du verbe. Bien s\u00fbr, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s d\u00e9\u00e7u de ne jamais atteindre le dormeur du val, de ne jamais aussi bien sugg\u00e9rer l&rsquo;invitation au voyage, de ne jamais faire sortir l&rsquo;oiseau de sa cage. Mais je me suis obstin\u00e9. Je crois aussi que j&rsquo;aimais bien s\u00e9duire les filles avec ce pouvoir des mots, fussent-ils d&rsquo;une platitude qui me fait rougir maintenant. Ca marchait un peu. Je pense que les filles \u00e9taient surprises et curieuses par l&rsquo;apparition soudaine d&rsquo;une int\u00e9riorit\u00e9 visible, d&rsquo;une sensibilit\u00e9 m\u00eame maladroite chez un gar\u00e7on de leur \u00e2ge. Ce n&rsquo;est pas commun et j&rsquo;aimais me distinguer de cette mani\u00e8re. Cela les s\u00e9duisait certes, mais, contre ma volont\u00e9, \u00e7a \u00e9tablissait \u00e9galement une distance, le po\u00e8te et sa muse id\u00e9ale : \u00e7a peut refroidir plus d&rsquo;une jeune fille en qu\u00eate de flirt&#8230; Je souris en repensant \u00e0 ces mots griffonn\u00e9s, \u00e0 la fa\u00e7on dont finalement je les (sur)investissais de sens, une mani\u00e8re de grossir l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 du mot en rajoutant des couches ostensibles, des mots maladroits, sans autre myst\u00e8re que celui que je leur octroyais, un degr\u00e9 Z\u00e9ro du sentiment amoureux ou le lien entre le <em>je <\/em>et le <em>tu <\/em>se lisait sans altitude, sans recul, une mythologie personnelle difficile \u00e0 partager. Relisant actuellement <em>les Fragments du discours amoureux<\/em>, j&rsquo;en souris deux fois plus. Mais j&rsquo;en retiens tout de m\u00eame qu&rsquo;on saisit tr\u00e8s rapidement, tr\u00e8s instinctivement, quelle aporie primordiale nous engendre, nous \u00eatres de langage et d&rsquo;int\u00e9rieur, on comprend qu&rsquo;il y aura des \u00e9motions, des sensations, des pens\u00e9es qu&rsquo;il sera impossible \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler sur le papier, telle une photographie qui resterait coinc\u00e9e entre la focale et la pellicule&#8230; On comprend tr\u00e8s jeune qu&rsquo;il n&rsquo;y aura qu&rsquo;un myst\u00e8re, qu&rsquo;une \u00e9nigme pos\u00e9e comme un sphinx indescriptible sur le bord du chemin et que nous ne ferons que tourner autour, que nous pourrons dire, sugg\u00e9rer, paraphraser sa pr\u00e9sence sans pouvoir le r\u00e9v\u00e9ler vraiment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maintenant ce myst\u00e8re me vient plus facilement de l&rsquo;int\u00e9rieur des mots : la margelle, l&rsquo;abri, la pierre, tous ces mots simples me lancent des questions, me suscitent des images, des souvenirs, des associations d&rsquo;id\u00e9es. Le mot habit\u00e9 par une pr\u00e9sence immat\u00e9rielle, habill\u00e9 de nombreuses couches, tissant des liens t\u00e9nus\u00a0 avec cet autre mot qui se colle \u00e0 lui. Je guette souvent le moment o\u00f9 le mot vacille, o\u00f9 son sens s&rsquo;efface, chancelle, o\u00f9 l&rsquo;on croit qu&rsquo;il va s&rsquo;\u00e9teindre, emport\u00e9 par le vent, et finalement un autre sens surgit, plus clair, plus lumineux jusqu&rsquo;au prochain vacillement. Les mots sont comme des chandelles et leur lucidit\u00e9 vibre sous le souffle du po\u00e8te. Les yeux du lecteurs, eux, ne cessent de luire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai parl\u00e9 de la rencontre avec les livres de po\u00e9sie de ma m\u00e8re mais j&rsquo;aurais pu tout aussi bien parler des actes po\u00e9tiques de mon p\u00e8re, capable de hisser il y a quelques jours, pour son dernier voyage, une voile sur un arbre qui va mourir&#8230; ou tout simplement, pour \u00e9merveiller les gosses, \u00e0 commencer par lui-m\u00eame.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-442\" title=\"arbreavoile\" alt=\"arbreavoile\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/arbreavoile.jpg\" width=\"350\" height=\"466\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/arbreavoile.jpg 350w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/arbreavoile-262x350.jpg 262w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/arbreavoile-150x199.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/arbreavoile-200x266.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/p>\n<blockquote>\n<div class=\"bloc_flottant\" style=\"width:450px; margin-left: auto; margin-right: auto;\" >\n<h3 style=\"text-align: center;\">Nous avons<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre parole, en archipel, vous offre, apr\u00e8s la douleur et le d\u00e9sastre, des fraises qu&rsquo;elle rapporte des landes de la mort, ainsi que ses doigts chauds de les avoir cherch\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tyrannies sans delta, que midi jamais n&rsquo;illumine, pour vous nous sommes le jour vieilli ; mais vous ignorez que nous sommes aussi l\u2019\u0153il vorace, bien que voil\u00e9, de l&rsquo;origine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faire un po\u00e8me, c&rsquo;est prendre possession d&rsquo;un au-del\u00e0 nuptial qui se trouve bien dans cette vie, tr\u00e8s rattach\u00e9 \u00e0 elle, et cependant \u00e0 proximit\u00e9 des urnes de la mort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut s&rsquo;\u00e9tablir \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de soi, au bord des larmes et dans l&rsquo;orbite des famines, si nous voulons que quelque chose hors du commun se produise, qui n&rsquo;\u00e9tait que pour nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;angoisse qui nous \u00e9vide abandonnait sa grotte glac\u00e9e, si l&rsquo;amante de notre c\u0153ur arr\u00eatait la pluie de fourmis, le Chant reprendrait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le chaos d&rsquo;une avalanche, deux pierres s&rsquo;\u00e9pousant au bond purent s&rsquo;aimer nues dans l&rsquo;espace. L&rsquo;eau de neige qui les engloutit s&rsquo;\u00e9tonna de leur mousse ardente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;homme fut s\u00fbrement le v\u0153u le plus fou des t\u00e9n\u00e8bres et c&rsquo;est pourquoi nous sommes t\u00e9n\u00e9breux, envieux et fous sous le puissant soleil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une terre qui \u00e9tait belle a commenc\u00e9 son agonie, sous le regard de ses s\u0153urs voltigeantes, en pr\u00e9sence de ses fils insens\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons en nous d&rsquo;immenses \u00e9tendues que nous n&rsquo;arriverons jamais \u00e0 talonner ; mais elles sont utiles \u00e0 l&rsquo;\u00e2pret\u00e9 de nos climats, propices \u00e0 notre \u00e9veil comme \u00e0 nos perditions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment rejeter dans les t\u00e9n\u00e8bres notre c\u0153ur ant\u00e9rieur et son droit de retour ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La po\u00e9sie est ce fruit que nous serrons, m\u00fbri, avec liesse, dans notre main au moment m\u00eame qu&rsquo;il nous appara\u00eet, d&rsquo;avenir incertain, sur la tige givr\u00e9e, dans le calice de la fleur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Po\u00e9sie, unique mont\u00e9e des hommes, que le soleil des morts ne peut assombrir dans l&rsquo;infini parfait et burlesque.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un myst\u00e8re plus fort que leur mal\u00e9diction innocentant leur c\u0153ur, ils plant\u00e8rent un arbre dans le Temps, s&rsquo;endormirent au pied, et le Temps se fit aimant.<\/p>\n<p><cite>Ren\u00e9 Char, <em>La Parole en archipel, <\/em>Gallimard, 1962<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<p>Et vous ? votre rencontre avec la po\u00e9sie ?<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a title=\"(Re)d\u00e9couvrir la po\u00e9sie\" href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/2009\/03\/10\/redecouvrir-la-poesie\/\">[\u00e0 suivre&#8230;]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est toujours amusant\/instructif\/nostalgique (rayez la mention inutile) de se rappeler comment on est arriv\u00e9 \u00e0 aimer telle ou telle chose, comment on s&rsquo;est pris de passion pour tel art, pour tel objet&#8230; R\u00e9fl\u00e9chissant sur la po\u00e9sie j&rsquo;ai t\u00e2ch\u00e9 de me rem\u00e9morer quand, pourquoi et comment j&rsquo;\u00e9tais tomb\u00e9 dans cette marmite alors que ce n&rsquo;est [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":440,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[77,20,46],"tags":[486,40],"class_list":["post-438","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-char","category-poesie","category-vue-depuis-le-labyrinthe","tag-poesie","tag-souvenir"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/matelotsylvestre2.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/438","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=438"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/438\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4011,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/438\/revisions\/4011"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/440"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=438"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=438"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=438"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}