{"id":4310,"date":"2014-10-02T22:07:51","date_gmt":"2014-10-02T21:07:51","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=4310"},"modified":"2017-03-21T22:40:41","modified_gmt":"2017-03-21T20:40:41","slug":"poemes-en-pensee-michel-deguy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=4310","title":{"rendered":"Po\u00e8mes en pens\u00e9e &#8211; Michel Deguy"},"content":{"rendered":"<div class=\"livre\">\n<h3>Po\u00e8mes en pens\u00e9e<br \/>\nMotifs pour po\u00e8mes<\/h3>\n<h4>Michel Deguy &amp; Alain Lesti\u00e9<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.lebleuducieleditions.fr\/\" target=\"_blank\">\u00c9ditions Le bleu du ciel<\/a><\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633.jpg\" rel=\"lightbox[4310]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-4314 size-thumbnail\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633-200x200.jpg\" alt=\"Po\u00e8mes en pens\u00e9e, Michel Deguy - Motifs pour po\u00e8mes, Alain Lesti\u00e9, Ed. Le bleu du ciel\" width=\"200\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633-200x200.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633-150x150.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633-57x57.jpg 57w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633-72x72.jpg 72w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633-114x114.jpg 114w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633-144x144.jpg 144w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux \u0153uvres se c\u00f4toient, s&rsquo;interrogent l&rsquo;une l&rsquo;autre, se d\u00e9fient dans ce beau livre des \u00c9ditions <em>Le bleu du ciel <\/em>: des <em>Po\u00e8mes en pens\u00e9e<\/em> ((<em>Ce sont des po\u00e8mes, si on veut, mais en prose. Donc ce ne sont pas des po\u00e8mes. Ou plut\u00f4t : pas de la po\u00e9sie en po\u00e8me. Il faut bien que la po\u00e9sie soit distincte du po\u00e8me pour qu&rsquo;il y ait des po\u00e8mes en proses.<\/em>\u00a0\u00bb dit en pr\u00e9ambule Michel Deguy)) de Michel Deguy et <em>Motifs pour po\u00e8mes<\/em>, de myst\u00e9rieux tableaux tr\u00e8s graphiques tout en noirs, en blancs et en gris d&rsquo;<a href=\"http:\/\/alain.lestie.free.fr\/\" target=\"_blank\">Alain Lesti\u00e9<\/a>, peintre et \u00e9crivain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On conna\u00eet l&rsquo;attachement du <a href=\"http:\/\/www.lebleuducieleditions.fr\/\" target=\"_blank\"><em>Bleu du ciel<\/em><\/a> \u00e0 inciter le dialogue entre\u00a0textes et images, entre textes et quelque-chose d&rsquo;autre qui n&rsquo;est pas du texte. Une mani\u00e8re particuli\u00e8re de faire refl\u00e9ter le texte dans un espace et un temps qui n&rsquo;est pas le sien.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab<em> Avec le peintre ? Sur la page \u00e0-c\u00f4t\u00e9 d\u00e9bouche la vue : le <span style=\"text-decoration: underline;\">r\u00e9bus<\/span> renvoie au po\u00e8me un embl\u00e8me. L&rsquo;artiste \u00e9claire notre lanterne &#8212; <span style=\"text-decoration: underline;\">faiblement<\/span> : ampoule, lumignon, faisceau, cadran lunaire&#8230; <\/em>\u00bb (M. Deguy, 4e de couverture)<\/p>\n<\/blockquote>\n<h3>En pens\u00e9e : mati\u00e8re immat\u00e9rielle et inchoative<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Michel Deguy expose dans son introduction les raisons et la teneur de son titre en pr\u00e9cisant que \u00ab <em>le syntagme \u00ab\u00a0en pens\u00e9e\u00a0\u00bb dit l&rsquo;inchoativit\u00e9 et l&#8217;emportement. <\/em>[&#8230;]<em> Et aussi la hyl\u00ea : le en-quoi, la mati\u00e8re immat\u00e9rielle qui fait la contenance. C&rsquo;est en pens\u00e9e : c&rsquo;est la pens\u00e9e pour qui pense-\u00e0, pour penser. <\/em>\u00bb En pens\u00e9e comme en-semencement. Qui dit le mouvement originel, le commencement, la graine qui, immat\u00e9rielle, le contient, germe et pousse, et ce faisant inscrit une dur\u00e9e dans l&rsquo;espace. Dans ce laps de temps tr\u00e8s court qui initie la pens\u00e9e, dans sa mati\u00e8re m\u00eame, non encore inf\u00e9od\u00e9e \u00e0 la raison (en ce que la raison est une domestication sociale, culturelle de la pens\u00e9e), il se peut qu&rsquo;il y ait quelque chose de l&rsquo;ordre de\u00a0 la <em>praxis<\/em>, un d\u00e9sint\u00e9ressement total de ce qu&rsquo;elle engendre, le refus d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 une finalit\u00e9 utilisable, calcul\u00e9e, d\u00e9sir\u00e9e. Quand la pens\u00e9e pense \u00e0 penser, quand elle \u00ab\u00a0<em>pense \u00e0 pour pouvoir penser<\/em>\u00ab\u00a0, dans l&rsquo;errance de son commencement elle t\u00e2tonne, elle cherche sans trouver, elle est aux abois ((<em>cf. <\/em>le dernier<em> Dernier Royaume<\/em> de Pascal Quignard, <em>Mourir de penser<\/em>. Il est \u00e9tonnant, parfois de lire en parall\u00e8le deux livres et de les entendre dialoguer intimement, dans une r\u00e9sonance distante &#8212; douze ans s\u00e9parent ces deux \u0153uvres &#8212; et cependant famili\u00e8re. Leurs auteurs n&rsquo;ont ni les m\u00eames propos, ni les m\u00eames objectifs, mais leurs mots, qui sont les m\u00eames dans leur alt\u00e9rit\u00e9, s&rsquo;entrechoquent, se battent en duel, s&#8217;embrassent dans la t\u00eate du lecteur qui les r\u00e9unit. Ce n&rsquo;est jamais tant les auteurs qui dialoguent entre eux que le lecteur qui les place artificiellement dans un m\u00eame espace-temps, le temps d&rsquo;une rencontre improbable, d&rsquo;un <em>entretien infini<\/em> dirait Blanchot)), encercl\u00e9e par sa propre \u00e9closion. Mais de quoi va-t-elle se rev\u00eatir ? Quel chemin s&rsquo;offre \u00e0 elle ou, au contraire, lui refuse l&rsquo;acc\u00e8s ?<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\"><em>Prolonger une impasse<br \/>\nC&rsquo;est frayer la route<\/em><br \/>\n<em>L&rsquo;impasse poursuivie<\/em><br \/>\n<em>Fait un chemin \u00e0 battre.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><em>Po\u00e8mes en pens\u00e9e<\/em>, Michel Deguy, p. 9<\/p>\n<\/blockquote>\n<div id=\"attachment_4363\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/alain-lesti\u00e9-de-la-rh\u00e9torique.jpg\" rel=\"lightbox[4310]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4363\" class=\"size-full wp-image-4363\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/alain-lesti\u00e9-de-la-rh\u00e9torique.jpg\" alt=\"Alain Lesti\u00e9 &quot;de la rh\u00e9torique&quot; in &quot;Motifs pour po\u00e8mes&quot;\" width=\"700\" height=\"517\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/alain-lesti\u00e9-de-la-rh\u00e9torique.jpg 700w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/alain-lesti\u00e9-de-la-rh\u00e9torique-350x258.jpg 350w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/alain-lesti\u00e9-de-la-rh\u00e9torique-150x110.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/alain-lesti\u00e9-de-la-rh\u00e9torique-200x147.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/alain-lesti\u00e9-de-la-rh\u00e9torique-400x295.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4363\" class=\"wp-caption-text\">Alain Lesti\u00e9 \u00ab\u00a0de la rh\u00e9torique\u00a0\u00bb in \u00ab\u00a0Motifs pour po\u00e8mes\u00a0\u00bb<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois parties se succ\u00e8dent dans le recueil comme trois chemins possibles de la pens\u00e9e. La premi\u00e8re, \u00e9ponyme, s&rsquo;ouvre sur une r\u00e9flexion rh\u00e9torique, <em>De la prosopop\u00e9e<\/em> et trouve racine dans le pass\u00e9, dans le souvenir et dans l&rsquo;\u00e9tonnement : quel \u00e9tait (Deguy parle au pass\u00e9) ce besoin paradoxal de faire parler les choses qui sont, par nature, muettes, indiff\u00e9rentes au monde ((Pour rappel, la prosopop\u00e9e est une figure stylistique qui consiste \u00e0 faire parler quelque-chose qui ne peut pas s&rsquo;exprimer : un mort, une chose, un concept, un animal&#8230;)) et qui \u00ab\u00a0<em>rendait l&rsquo;\u00e9loquence vraisemblable<\/em>\u00a0\u00bb (p. 11). \u00ab\u00a0<em>C&rsquo;\u00e9tait la condition pour le sens<\/em>\u00a0\u00bb qui \u00ab\u00a0<em>requ\u00e9rait pour son thr\u00e8ne et son emphase cette contrediction<\/em>\u00ab\u00a0. Se lamenter pour. T\u00e9moigner pour (ce th\u00e8me, cher \u00e0 Derrida sera repris en cl\u00f4ture de la troisi\u00e8me partie). Donner sens en pr\u00eatant voix. \u00catre porte-voix pour contredire le silence de ce qui, emmur\u00e9 dans son aphasie essentielle, n&rsquo;a pas voix au chapitre de la signifiance du monde. Et Deguy poursuit et prend appui sur cette \u00ab\u00a0<em>paradoxale r\u00e9flexion<\/em>\u00a0\u00bb en regrettant sa m\u00e8re d\u00e9funte qu&rsquo;il n&rsquo;a pas connu car il \u00e9tait \u00ab\u00a0<em>pas assez vieux, mais trop niais &#8211; \u00e2g\u00e9 d&rsquo;\u00e0 peine plus de cinquante ans &#8211; au moment de la perdre\u00a0\u00bb (p. 13), <\/em>en c\u00e9l\u00e9brant la terre qui se r\u00e9jouit du remplacement des morts par d&rsquo;autres vivants&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la deuxi\u00e8me partie, intitul\u00e9e <em>M\u00e9moires d&rsquo;outre-temps<\/em>, la pens\u00e9e et le po\u00e8me tournent autour du temps, non plus rem\u00e9mor\u00e9 mais agissant, de l&rsquo;usure. De la possible fin du monde, de cet \u00ab\u00a0<em>advenir d&rsquo;un seul monde qui <\/em>[&#8230;]<em> menace<\/em>\u00a0\u00bb la pluralit\u00e9 de mondes (p. 21).<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab<em> Pourront-ils, la terre et le monde, s&rsquo;aimer, se r\u00e9unir, s&rsquo;indiviser ?<br \/>\nOu le monde, pour finir, nous d\u00e9terrestrera-t-il ? <\/em>\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du temps qui fuit, du temps qu&rsquo;on tranche dans l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, du temps h\u00e9raclit\u00e9en (\u00ab\u00a0<em>On se baigne toujours dans le m\u00eame fleuve<\/em>\u00a0\u00bb , p 29) qui efface les souvenirs et les r\u00eaves, les po\u00e8mes usent l&rsquo;usure qu&rsquo;use le temps dans son action inchoative (le temps <em>continuous<\/em> anglais)&#8230; Cette usure se per\u00e7oit dans l&rsquo;<em>escence<\/em> : quand l&rsquo;\u00eatre est en prise (emprise ?) avec le temps, de l&rsquo;adolescence \u00e0 la s\u00e9nescence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La derni\u00e8re partie, <em>L&rsquo;attachement<\/em>, beaucoup plus cons\u00e9quente, prend le ton d&rsquo;un manifeste po\u00e9tique. Deguy revient sur ses sources po\u00e9tiques, qui sont aussi des portes ayant conduit \u00e0 des types d&rsquo;exploration po\u00e9tique diff\u00e9rents : Baudelaire, Nerval, Rimbaud, Lautr\u00e9amont, Mallarm\u00e9&#8230; Mais \u00ab\u00a0<em>c&rsquo;est Baudelaire le plus profond parcours<\/em>\u00a0\u00bb (p. 35), pour les \u00ab\u00a0<em>\u00e9chos baudelairiens<\/em>\u00a0\u00bb touchant l&rsquo;oreille interne, pour \u00ab\u00a0<em>la dod\u00e9casyllabique mais impaire, hantise alexandrine alentie ou syncop\u00e9e&#8230;<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0 Il \u00e9voque Villon qui \u00ab <em>ouvre la po\u00e9sie fran\u00e7aise, testamentairement, en vocatif aux \u00ab\u00a0fr\u00e8res humains\u00a0\u00bb ; Baudelaire la ferme<\/em> <em>(\u00ab\u00a0<a title=\"Le monde va finir, Charles Baudelaire\" href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/2014\/09\/21\/le-monde-va-finir-charles-baudelaire\/\">le monde va finir<\/a>\u00a0\u00bb dit la derni\u00e8re page<\/em> [de <em>Fus\u00e9es<\/em>]<em>)<\/em> \u00bb Et c&rsquo;est entre ces deux p\u00f4les qu&rsquo;il faut lire ce livre, notamment <em>Fus\u00e9es<\/em> donc ces pages sont une lecture raviv\u00e9e, d\u2019interpr\u00e9tation, de r\u00e9flexion dialoguante.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab<em> Le fond de l&rsquo;affaire peut seulement \u00eatre dit en po\u00e8me &#8211; de langue, de musique,\u00a0 de peinture, de pierre&#8230; Parce que c&rsquo;est tout un po\u00e8me. Quel est le fond de l&rsquo;affaire ? Je le nomme aujourd&rsquo;hui attachement.<\/em> \u00bb p. 39<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et un peu plus loin : \u00ab <em>Appelons po\u00e9sie le soin ou art qui soigne cet attachement. La culture est ce qui le cultive. Je parlerai de ce qui le menace.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Le recueil s&rsquo;ach\u00e8ve sur une r\u00e9flexion sur le t\u00e9moin, le t\u00e9moignage qui implique \u00ab <em>une r\u00e9ciprocit\u00e9 en cause<\/em> \u00bb car le t\u00e9moin prend \u00e0 t\u00e9moin, c&rsquo;est un m\u00e9canisme intrins\u00e8que du narrateur qui ne fait que transmettre un relais \u00e0 son auditoire&#8230; \u00ab <em>Or, comme dans la vie, tout le monde se d\u00e9robe, \u00ab\u00a0Je\u00a0\u00bb ne veux pas \u00eatre pris \u00e0 t\u00e9moin.<\/em> [&#8230;]\u00a0<em>L&rsquo;audible n&rsquo;est pas le visible.<\/em> \u00bb Peut-on \u00e9chapper \u00e0 la narration ? Peut-on \u00e9viter d&rsquo;\u00eatre un de ces multiples relais, de cet auditoire cr\u00e9dule qui ressasse et r\u00e9p\u00e8te \u00e0 l&rsquo;envi ce qu&rsquo;il a entendu ou cru entendre. Peut-on refuser de rentrer \u00ab <em>dans la cha\u00eene du croire ? <\/em>\u00bb<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab <em>Qu&rsquo;est-ce que le t\u00e9moin<\/em><em> ?<br \/>\nR\u00e9ponse : celui qui \u00a0\u00bb a vu le monstre de pr\u00e8s\u00a0\u00bb. (Mots de Primo Levi et de quelques autres.)<\/em><br \/>\n<em>Nous savons ce qui nous attend :<br \/>\nNous devons voir le monstre de plus pr\u00e8s.<br \/>\nMais Pers\u00e9e ne vainc plus la Gorgone.<br \/>\nLe mythe dit qu&rsquo;il ne devrait pas, lui, l&rsquo;envisager sous peine de p\u00e9trification. <\/em>\u00bb p.55<\/p>\n<\/blockquote>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Pour aller plus loin<\/h4>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/alain.lestie.free.fr\/\">Le site d&rsquo;Alain Lesti\u00e9<\/a> &amp; sa <a href=\"http:\/\/www.artmajeur.com\/fr\/artist\/lestie\">galerie virtuelle<\/a><\/li>\n<li>Une interview, produite par la Librairie Mollat, o\u00f9 Didier Vergnaud pr\u00e9sente les \u00e9ditions Le bleu du Ciel.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/I21-xxN6LO4\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux \u0153uvres se c\u00f4toient, s&rsquo;interrogent l&rsquo;une l&rsquo;autre, se d\u00e9fient dans ce beau livre des \u00c9ditions Le bleu du ciel : des Po\u00e8mes en pens\u00e9e<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4314,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[262,146,438,195,439,437,20],"tags":[119,442,441],"class_list":["post-4310","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts-plasticiens","category-arts-plastiques","category-deguy-michel","category-editeurs","category-le-bleu-du-ciel","category-lestie-alain","category-poesie","tag-mythologie","tag-pensee","tag-temoin"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/arton194-5e633.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4310","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4310"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4310\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4883,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4310\/revisions\/4883"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4314"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4310"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4310"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4310"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}