{"id":4000,"date":"2013-03-25T08:00:08","date_gmt":"2013-03-25T07:00:08","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=4000"},"modified":"2013-03-26T13:33:38","modified_gmt":"2013-03-26T12:33:38","slug":"celle-qui-mangeait-le-riz-froid-moon-chung-hee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=4000","title":{"rendered":"Celle qui mangeait le riz froid, Moon Chung-hee"},"content":{"rendered":"<div class=\"livre\">\n<h3>Celle qui mangeait le riz froid<\/h3>\n<h4>Moon Chung-hee<br \/><a href=\"http:\/\/www.editions-brunodoucey.com\/celle-qui-mangeait-le-riz-froid\/\">\u00c9ditions Bruno Doucey<\/a><br \/>Traduit du cor\u00e9en par Kim Hyun-ja<br \/> Pr\u00e9face de Michel Collot<\/h4>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4001 alignnone\" alt=\"CCelle qui mangeait le riz froid, Moon Chung-hee\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/cellequimangeaitlerizfroid.jpg\" width=\"231\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/cellequimangeaitlerizfroid.jpg 231w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/cellequimangeaitlerizfroid-150x194.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/cellequimangeaitlerizfroid-200x259.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 231px) 100vw, 231px\" \/><\/p>\n<\/div>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00a0[&#8230;]\u00a0<em>De nos jours avec tous les engins \u00e9lectrom\u00e9nagers de la cuisine<\/em><br \/><em>une minute sur le bouton suffit pour avoir le riz chaud<\/em><br \/><em>On n&rsquo;a gu\u00e8re l&rsquo;occasion de manger le riz froid<\/em><br \/><em>mais aujourd&rsquo;hui je mange seule le riz froid<\/em><br \/> [&#8230;]<br \/><em>aujourd&rsquo;hui relevant mon corps malade je mange le riz froid<br \/>D\u2019apr\u00e8s une l\u00e9gende le Ciel n\u2019ayant pu envoyer un dieu dans chaque foyer<\/em><br \/><em>y aurait envoy\u00e9 une m\u00e8re pour le remplacer<\/em><br \/><em>Alors je la rencontre dans le riz froid que je mange seule<\/em><br \/><em>Aujourd\u2019hui<\/em><br \/><em>je deviens le riz froid du monde<\/em><\/p>\n<p><cite style=\"text-align: left;\">p. 83<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beaucoup de choses ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dites ces derniers mois depuis la publication, par les \u00e9ditions Bruno Doucey, en septembre 2012 de <em>Celle qui mangeait le riz froid\u00a0<\/em>de la po\u00e9tesse cor\u00e9enne Moon Chung-hee. La promotion du livre (deux articles parus dans Europe et Po&amp;sie ainsi qu&rsquo;une \u00e9mission : <a href=\"http:\/\/www.franceculture.fr\/emission-pas-la-peine-de-crier-manger-le-riz-froid-2012-10-22\" target=\"_blank\"><em>Pas la peine de crier<\/em><\/a> de Marie Richeux sur France culture) a permis de faire sortir de l&rsquo;ombre, pour le public francophone, une po\u00e9tesse largement reconnue dans son pays et le monde entier. Moon Chung-hee est n\u00e9e en 1947 \u00e0 Boseong en Cor\u00e9e du Sud, exactement entre la fin de l&rsquo;occupation du Japon et le d\u00e9but de la guerre fratricide qui divisera le pays en deux. Elle fait \u00e9galement partie de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 r\u00e9\u00e9crire en cor\u00e9en (la langue cor\u00e9enne fut interdite pendant les trente ans d&rsquo;occupation japonaise). Autre \u00e9l\u00e9ment important,\u00a0 son p\u00e8re, grand propri\u00e9taire terrien et rationaliste lui offre une solide \u00e9ducation <em>bien qu&rsquo;elle soit une fille<\/em> (c&rsquo;est l&rsquo;auteur qui le pr\u00e9cise) :\u00a0<em> <\/em>\u00e9tudes qu&rsquo;elle vivra aussi comme une d\u00e9chirure (\u00ab\u00a0<em>j&rsquo;\u00e9tais nostalgique de mon pays natal et je n&rsquo;en pouvais plus de la solitude<\/em>\u00ab\u00a0). Pour panser les plaies de cette d\u00e9chirure, elle commence \u00e0 \u00e9crire.\u00a0 \u00ab\u00a0<em>On disait que c&rsquo;\u00e9tait \u00e7a la po\u00e9sie<\/em>\u00ab\u00a0. D\u00e9s l&rsquo;\u00e2ge de 13 ans, sans le savoir, sans le vouloir, sans ambitionner d&rsquo;en faire un m\u00e9tier, Moon Chung-hee est une po\u00e9tesse. Elle \u00e9crit de plus en plus et ses po\u00e8mes rencontrent, au-del\u00e0 de ses professeurs, un public grandissant, ses recueils sont r\u00e9compens\u00e9s. Il faut souligner que la po\u00e9sie est encore \u00e0 l&rsquo;heure actuelle une activit\u00e9 tr\u00e8s vivante en Cor\u00e9e du sud : le film <em>Poetry <\/em>de Lee Chang-Dong, qui eut un succ\u00e8s international en 2010, en est un r\u00e9v\u00e9lateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Celle qui mangeait le riz froid <\/em>n&rsquo;est pas un recueil mais une anthologie parcourant 40 ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9criture de la po\u00e9tesse, depuis les ann\u00e9e 70 jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours. Bruno Doucey explique que cette anthologie, initialement pr\u00e9vue aux <a href=\"http:\/\/www.desfemmes.fr\/\">\u00c9ditions des femmes<\/a> et d\u00e9coup\u00e9e en unit\u00e9s th\u00e9matiques sous un angle f\u00e9minin\/f\u00e9ministe, a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement revue dans une perspective chronologique, pour en refaire une \u00ab\u00a0<em>anthologie personnelle<\/em>\u00a0\u00bb de Moon Chung-hee qui nous permet, nous qui la d\u00e9couvrons seulement, de parcourir\u00a0 l&rsquo;\u00e9volution d&rsquo;une \u00e9criture et sa mani\u00e8re d&#8217;embrasser le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette anthologie est travers\u00e9e par de multiples tensions qui \u00e9voluent au fil du temps, prennent plus ou moins d&rsquo;importance.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Le prosa\u00efque au service de la po\u00e9sie<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les po\u00e8mes de Moon Shung-hee prennent place dans la vie quotidienne et prosa\u00efque. Ce n&rsquo;est pas une nouveaut\u00e9 et c&rsquo;est assez r\u00e9pandu si l&rsquo;on consid\u00e8re \u00a0certains ha\u00efku ou les <a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/2008\/11\/06\/notes-de-chevet-sei-shonagon\/\">s\u00f4shi de Sei Sh\u00f4\u00adna\u00adgon<\/a> jusque parmi ses contemporains comme <a href=\"http:\/\/www.keulmadang.com\/blog\/anthologie-de-poesie-coreenne-antoine-coppola-ko-chang-soo\/\">ce po\u00e8me d&rsquo;Eu Su-hwa<\/a> :<\/p>\n<blockquote>\n<p><em>Je photographie un lotus d\u2019\u00e9pine<\/em><br \/><em>Avec un appareil photo num\u00e9rique<\/em><br \/><em>De trois millions de pixels.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui change, c&rsquo;est que ce prosa\u00efsme est celui qui entoure l&rsquo;univers de la femme, en l\u2019occurrence de la femme \u00ab\u00a0au foyer\u00a0\u00bb dans la soci\u00e9t\u00e9 cor\u00e9enne encore tr\u00e8s patriarcale (mais quelle soci\u00e9t\u00e9 ne l&rsquo;est plus du tout ?) : les autels qui servent\u00a0 souvent de d\u00e9cor \u00e0 ses po\u00e8mes sont la cuisine, la chambre \u00e0 coucher, l&rsquo;h\u00f4pital, l&rsquo;a\u00e9roport ; les activit\u00e9s : la vaisselle, le repassage, la cuisine, \u00e9plucher fruits et l\u00e9gumes, la toilette&#8230;\u00a0 Ce sont les lieux et les t\u00e2ches des servitudes quotidiennes, des banales vicissitudes d&rsquo;o\u00f9, il est vrai, il peut para\u00eetre difficile de trouver un quelconque sens, d&rsquo;y voir appara\u00eetre une singuli\u00e8re beaut\u00e9 :\u00a0 \u00ab\u00a0<em>En faisant la vaisselle pour laver simplement la vie quotidienne<\/em> | <em> <\/em><em>je fais bouillir mon sang jeune<\/em>\u00ab\u00a0, p. 27. Moon Chung-lee fait surgir sens et beaut\u00e9 de ces inattendues temporalit\u00e9s dont on attend jamais rien, dont on subit avec exasp\u00e9ration l&rsquo;ali\u00e9nation quotidienne, la perte de temps r\u00e9cursive. Elle embrasse le monde dans sa r\u00e9alit\u00e9 la plus prosa\u00efque, la plus banale pour trouver ce qui, dans et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du plus bassement insignifiant, du plus trivial, peut nous toucher d&rsquo;une subtile \u00e9motion ou d&rsquo;un lyrisme grandiose. Telle une fl\u00e8che qui ne reviendra jamais\u00a0 : \u00ab\u00a0<em>Cependant on ne compare pas les mots \u00e0 l&rsquo;\u00e9p\u00e9e<\/em> \/ <em>mais \u00e0 la fl\u00e8che<\/em> \/<em> car une fois utilis\u00e9e, fich\u00e9e quelque part<\/em> \/ <em>elle ne revient jamais<\/em>\u00a0\u00bb Chant de la fl\u00e8che, p.115. Il y a une grandeur en nous, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nous comme un monde parall\u00e8le dont on ignore le plus souvent l&rsquo;existence et qui ne demande qu&rsquo;\u00e0 surgir, \u00ab\u00a0<em>comme un serpent sortant des touffes d&rsquo;herbe d\u00e9vore un quartier de lune<\/em>\u00ab\u00a0. Le po\u00e8me intitul\u00e9 <em>Une journ\u00e9e sans titre<\/em> est tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateur de cette coexistence d&rsquo;un monde parall\u00e8le qui disjoint enti\u00e8rement le prosa\u00efque (le corps &#8212; c\u00f4t\u00e9 estomac, les servitudes&#8230;) et le po\u00e9tique (le corps &#8212; c\u00f4t\u00e9 \u00e9rotisme, le r\u00eave, les mots&#8230;).<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\"><em>Je me l\u00e8ve \u00e0 l&rsquo;aube et je pr\u00e9pare les gamelles des enfants<\/em><br \/><em>je lis distraitement le journal du matin<\/em><br \/><em>(comme un serpent sortant des touffes d&rsquo;herbe d\u00e9vore un quartier de lune<\/em><br \/><em>j&rsquo;\u00e9crirai un po\u00e8me intense)<\/em><\/p>\n<p><cite style=\"text-align: left;\">p. 47<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le po\u00e8me en t\u00eate de cet article et qui a donn\u00e9 son titre \u00e0 l&rsquo;anthologie est un v\u00e9ritable bijou de gr\u00e2ce dans un monde d&rsquo;\u00e9lectrom\u00e9nagers. Il place haut la libert\u00e9 de se sentir comme appartenant au monde (et non \u00e0 son mari, \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 ses anc\u00eatres&#8230;) : choisir de manger le riz froid pour devenir autre chose, autre une, pour rencontrer celle qui dans les foyers a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e \u00e0 la place d&rsquo;un dieu : la m\u00e8re ; et ce mangeant elle devient ce qu&rsquo;elle mange : le riz froid du monde. C&rsquo;est une fl\u00e8che de lucidit\u00e9 qui touche le c\u0153ur enfouie du foyer, le c\u0153ur de la femme devenue m\u00e8re devenue riz froid du monde dans une quintessence universelle. Mais c&rsquo;est aussi, \u00e0 rebours, la figure de la m\u00e8re toute attentive \u00e0 son foyer qui n\u00e9glige pour elle-m\u00eame de se r\u00e9chauffer le riz froid, qui subit de plein fouet dans sa cuisine la solitude familiale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car il y a, de l&rsquo;aveu de la po\u00e9tesse, une revendication f\u00e9ministe qui sous-tend nombre de ses po\u00e8mes : la\u00a0<em>D\u00e9claration de la fleur<\/em> est \u00e0 ce titre un manifeste : \u00ab\u00a0<em>Je me servirai de mon sexe \u00e0 ma fa\u00e7on, comme je l\u2019entends<\/em> | <em>J\u2019emp\u00eacherai que l\u2019Etat le contr\u00f4le<\/em>\u00a0<em>ou que les anc\u00eatres s\u2019en m\u00ealent<\/em> | <em>J\u2019emp\u00eacherai qu\u2019une id\u00e9ologie y porte la main brutalement&#8230;<\/em>\u00ab\u00a0, p. 105. De ce fait, ses th\u00e8mes abordent des pr\u00e9occupations du point de vue de la femme : la filiation (\u00ab\u00a0<em>\u00d4 mon fils<\/em> | <em>Entre toi et moi<\/em> | <em>vit sans doute un dieu<\/em>\u00ab\u00a0, p. 30), le mariage, le mari (\u00ab\u00a0<em>c&rsquo;est l&rsquo;homme qui m&rsquo;a appris le plus ce que c&rsquo;est la guerre<\/em>\u00a0\u00bb p. 78), de la difficult\u00e9 \u00e0 \u00eatre po\u00e9tesse dans un univers masculin (\u00ab\u00a0<em>De toute fa\u00e7on je dois \u00eatre une mauvaise po\u00e9tesse<\/em>\u00ab\u00a0, p. 31), le rapport \u00e0 son propre corps (\u00ab\u00a0<em>Pendant que ma po\u00e9sie faisait concurrence au silence<\/em> | <em>tu rencontrais des mecs \u00e0 ta guise<\/em> | [&#8230;] | <em>\u00d4 mon moulin, \u00d4 mon temple\u00a0\u00bb<\/em>, p. 77), la sexualit\u00e9 sans tabou (magnifique po\u00e8me intitul\u00e9 <em>Th\u00e9r\u00e8se lesbienne<\/em>), le d\u00e9sir mais \u00e9galement la vie politique d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, comme ce po\u00e8me intitul\u00e9 <em>Le po\u00e8te invit\u00e9<\/em> (p. 113).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que ses textes soient marqu\u00e9s du sceau de r\u00e9volte, de l&rsquo;autod\u00e9rision\u00a0 &#8212; sa po\u00e9sie est souvent pleine d&rsquo;humour &#8212; ou simplement de l&rsquo;\u00e9merveillement, le texte est charnu et palpable sous les doigts. M\u00eame au travers de la traduction (de Kim Hyun-ja, dont il faut souligner la qualit\u00e9), les mots ont de l&rsquo;\u00e9paisseur, nous sont familiers, \u00e9gaux, g\u00e9n\u00e9reux.\u00a0 On est loin ici des \u00ab\u00a0clich\u00e9s\u00a0\u00bb\u00a0 d&rsquo;une \u00e9criture asiatique d\u00e9pouill\u00e9e, vid\u00e9e de l&rsquo;inutile, d&rsquo;une \u00e9criture d\u00e9sincarn\u00e9e touchant du bout des doigts une suppos\u00e9e sagesse de quelques mots. Ce qui me pla\u00eet par dessus tout dans l&rsquo;\u00e9criture de Moon Chung-lee c&rsquo;est que, sans \u00eatre absolument bavarde, elle a la consistance du quotidien, des l\u00e9gumes que l&rsquo;on mange et qu&rsquo;il faut bien \u00e9plucher &#8212; quitte \u00e0 pleurer un peu &#8212; ;\u00a0 c&rsquo;est qu&rsquo;elle s&rsquo;\u00e9paissit de cette exp\u00e9rience essentielle et dont on ne peut faire l&rsquo;\u00e9conomie : la vie de tous les jours. La vie mat\u00e9rielle ? \u00ab\u00a0<em>\u00catre n\u00e9e et me laisser vieillir | cette chose est toute ma richesse\u00a0\u00bb<\/em>,<em> <\/em>p. 129.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ce fait, loin de l&rsquo;abstraction, loin des consid\u00e9rations m\u00e9tapo\u00e9tiques parfois trop lisibles des po\u00e8tes contemporains, le lecteur se sent proche de ses interpr\u00e9tations, de ses lectures du quotidien.\u00a0 Et qu&rsquo;\u00e0 bien mastiquer ses po\u00e8mes, je me suis senti moi-m\u00eame &#8212; et pourtant homme, preuve que la po\u00e9sie de Moon Chung-hee ne vise pas seulement un public de m\u00e9nag\u00e8res &#8212; devenir quelques grains de riz froid dans ma cuisine&#8230;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0Poursuivre le voyage :<\/h3>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.editions-brunodoucey.com\/celle-qui-mangeait-le-riz-froid\/\" target=\"_blank\">Les Editions Bruno Doucey<\/a><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.keulmadang.com\/\" target=\"_blank\">Keulmadang <\/a>&#8211; Litt\u00e9rature cor\u00e9enne : excellente ressource pour avoir une approche de la litt\u00e9rature cor\u00e9enne contemporaine. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment cet article sign\u00e9 par V\u00e9ronique Cavallasca : <a href=\"http:\/\/www.keulmadang.com\/blog\/moon-chung-hee-ou-le-courage-detre-femme\/\" target=\"_blank\">Moon Chung-hee ou le courage d&rsquo;\u00eatre femme<\/a> qui est une lecture tr\u00e8s juste et tr\u00e8s synth\u00e9tique de cette anthologie.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.franceculture.fr\/emission-pas-la-peine-de-crier-manger-le-riz-froid-2012-10-22\" target=\"_blank\">Pas la peine de crier<\/a>, \u00e9mission anim\u00e9e par Marie Richeux sur France Culture<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup de choses ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dites depuis la publication, par les \u00e9ditions Bruno Doucey de Celle qui mangeait le riz froid de la po\u00e9tesse cor\u00e9enne Moon Chung-hee&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4001,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[395,396,20],"tags":[397],"class_list":["post-4000","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bruno-doucey","category-moon-chung-hee","category-poesie","tag-litterature-coreenne"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/cellequimangeaitlerizfroid.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4000","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4000"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4000\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4023,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4000\/revisions\/4023"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4001"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4000"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4000"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4000"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}