{"id":2731,"date":"2013-02-16T19:39:05","date_gmt":"2013-02-16T18:39:05","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=2731"},"modified":"2013-05-10T21:29:48","modified_gmt":"2013-05-10T20:29:48","slug":"s-peu-tout-vincent-motard-avargues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=2731","title":{"rendered":"Si peu, tout &#8212; Vincent Motard-Avargues"},"content":{"rendered":"<div class=\"livre\">\n<h3>Si peu, tout<\/h3>\n<h4>Vincent Motard-Avargues <br \/><a href=\"http:\/\/www.eclatsdencre.com\">\u00c9ditions \u00c9clats d&rsquo;encre<\/a>, 2012<br \/><a href=\"http:\/\/www.eclatsdencre.com\/Si+peu++tout,livre,183.php\">Commander le livre<\/a><\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/sipeutout.jpg\" rel=\"lightbox[2731]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3702\" alt=\"Si peu, tout -- Vincent Motard-Avargues\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/sipeutout-228x350.jpg\" width=\"228\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/sipeutout-228x350.jpg 228w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/sipeutout-150x229.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/sipeutout-200x306.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/sipeutout-400x612.jpg 400w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/sipeutout.jpg 430w\" sizes=\"auto, (max-width: 228px) 100vw, 228px\" \/><\/a><\/div>\n<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Un coup d&rsquo;\u00e9clats d&rsquo;encre<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant de commencer la lecture de ce recueil de po\u00e8mes, je voulais, car je l&rsquo;ai omis lors de <a title=\"Chant runique du vide, Pierre Cendors\" href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/2013\/02\/03\/chant-runique-du-vide-pierre-cendors\/\">mon dernier article sur Pierre Cendors<\/a>, remercier vivement Sandrine Fay, l&rsquo;\u00e9ditrice d&rsquo;Eclats d&rsquo;encre. Pour sa disponibilit\u00e9, tout d&rsquo;abord, car il est toujours agr\u00e9able de correspondre avec une \u00e9ditrice attentive aux lecteurs qui la sollicitent, allant m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 sugg\u00e9rer des lectures qui font mouche, tel ce\u00a0<em>Si peu, tout <\/em>de Vincent Motard-Avargues, mais aussi Bernard Sch\u00fcrch (qui sera l&rsquo;objet d&rsquo;un futur article, j&rsquo;y reviendrai). Attention professionnelle diraient ironiquement certains mauvais esprits mais c&rsquo;est avant tout une vraie rencontre et beaucoup d&rsquo;attentions dans un monde o\u00f9 le temps avance si vite qu&rsquo;on n&rsquo;a pas toujours le temps d&rsquo;en \u00eatre dispendieux. Et puis aussi, et je me permets de joindre la parole de Vincent ((Inform\u00e9 par Sandrine Fay, j&rsquo;ai eu le plaisir de rencontrer Vincent Motard-Avargues lors d&rsquo;une lecture \u00e0 Gradignan, \u00e0 la librairie Espaces Livres, en compagnie d&rsquo;une autre po\u00e9tesse : Brigitte Giraud, auteur du r\u00e9cent recueil <em>Seulement la vie, tu sais<\/em> aux \u00e9ditions Rapha\u00ebl de Surtis. Je reviendrais sans doute sur ce livre que je n&rsquo;ai pas encore lu.)) pour souligner l&rsquo;\u00e9norme travail qu&rsquo;elle accomplit au quotidien, aupr\u00e8s des auteurs (\u00e7a c&rsquo;est lui qui me l&rsquo;a dit), aupr\u00e8s des lecteurs et \u00e9galement pour la po\u00e9sie en g\u00e9n\u00e9rale. Pour l&rsquo;id\u00e9e m\u00eame de la po\u00e9sie vivante, de la parole vive. On peut regretter que la po\u00e9sie contemporaine soit une des parties les moins visibles de \u00ab\u00a0l&rsquo;industrie litt\u00e9raire\u00a0\u00bb, qu&rsquo;elle ne soit pas dot\u00e9e d&rsquo;un plus large public, d&rsquo;un plus large soutien de la part de l\u2019\u00c9tat (qui retire cette ann\u00e9e une grande partie des aides accord\u00e9es pour le Printemps des po\u00e8tes, retrait qui d&rsquo;ailleurs ampute, \u00e0 mon avis, davantage le spectacle vivant que la po\u00e9sie, car il n&rsquo;est besoin de rien pour \u00e9crire ou lire de la po\u00e9sie) mais la po\u00e9sie est debout, peut-\u00eatre chancelante pour certains, mais debout. Elle ne rampe <del>pas<\/del> plus, ni n&rsquo;a le privil\u00e8ge de la distinction comme l&rsquo;affirmait avec v\u00e9h\u00e9mence L\u00e9o Ferr\u00e9 dans les ann\u00e9e 70. Les temps sont durs, durs pour la culture en g\u00e9n\u00e9ral, tr\u00e8s durs pour la po\u00e9sie en particulier, mais heureusement il y a toujours, et je <del>pense<\/del> souhaite qu&rsquo;il y aura toujours des <a href=\"http:\/\/www.eclatsdencre.com\/\">Sandrine Fay<\/a>, des <a href=\"http:\/\/terresdefemmes.blogs.com\/\">Ang\u00e8le Paoli<\/a>, des <a href=\"http:\/\/poezibao.typepad.com\/\">Florence Trocm\u00e9<\/a>, et beaucoup d&rsquo;autres (je ne peux pas tous les citer ici mais j&rsquo;ai volontairement mentionn\u00e9 des femmes qui font de leur engagement dans la d\u00e9fense de la po\u00e9sie un exemple), des revues po\u00e9tiques (je pense \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/\">Recours au po\u00e8me<\/a> qui plus qu&rsquo;un blog, est un espace vivifiant dans lequel se meut la parole po\u00e9tique plurielle), des associations ou tout simplement des po\u00e8tes pour lui faire garder sa dignit\u00e9 et sa rage d&rsquo;exister. Et pour rendre quelque peu visible, lisible ce qui est \u00e9cras\u00e9 et noy\u00e9 dans la masse (parfois effrayante) du marketing litt\u00e9raire global. Au nom des lecteurs et des amoureux de po\u00e9sie, dont je ne suis qu&rsquo;une ombre parmi d&rsquo;autres, merci.<!--more--><\/p>\n<blockquote style=\"text-align: right;\">\n<p>Un po\u00e8te doit laisser des traces de son passage, non des preuves. <br \/>Seules les traces font r\u00eaver. <br \/><cite>Ren\u00e9 Char, <em>La parole en archipel<\/em><\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<blockquote style=\"text-align: left;\">\n<p>Traces<\/p>\n<p>Je cherche<br \/> Tes traces.<\/p>\n<p><cite>Vincent Motard-Avargues,<em> Si peu, tout,<\/em> p. 47<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<div id=\"attachment_2744\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2744\" class=\"size-medium wp-image-2744  \" alt=\"Vincent Motard-Avargues\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/vma-300x300.jpg\" width=\"300\" height=\"300\" \/><p id=\"caption-attachment-2744\" class=\"wp-caption-text\">Lecture de Vincent Motard-Avargues \u00e0 la librairie Espaces livres<\/p><\/div>\n<h2>Si peu&#8230;<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce livre n&rsquo;est pas un recueil de po\u00e8mes \u00e0 proprement parler mais est plut\u00f4t un po\u00e8me \u00e0 lui tout seul. Un po\u00e8me \u00e9clat\u00e9, \u00ab\u00a0pulv\u00e9ris\u00e9\u00a0\u00bb en plusieurs fragments, bribes, et m\u00eame et surtout trou\u00e9 par de nombreux silences. Une parole qui, sous la force d&rsquo;une pression intense, sous la violence d&rsquo;une \u00e9motion brutale, aurait fini par exploser, par se diss\u00e9miner dans le livre. Le livre serait alors ce champs de bataille, quand tout est redevenu calme et \u00ab\u00a0normal\u00a0\u00bb &#8211; chants d&rsquo;oiseaux, ciel d\u00e9gag\u00e9, v\u00e9g\u00e9tation reprenant ses droits &#8211; de ces \u00e9clats de paroles, de ces traces (et non de ces preuves comme le souligne si justement Ren\u00e9 Char dans <em>La parole en archipel<\/em>) d&rsquo;un chaos qui s&rsquo;\u00e9loigne du pr\u00e9sent toujours en mouvement. D\u00e9p\u00f4ts des bris des voix int\u00e9rieures. Cet \u00e9clatement est inscrit dans la mise en page m\u00eame du po\u00e8me o\u00f9 les mots sont litt\u00e9ralement diss\u00e9min\u00e9s dans le corps de chaque page. Sans aucune ponctuation. Car en d\u00e9finitive seuls les \u00e9v\u00e9nements et les sentiments ponctuent nos phrases, nos h\u00e9sitations, nos repentirs, nos douleurs&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce livre est un livre de deuil. Celui de l&rsquo;enfant fauch\u00e9 et soustrait \u00e0 sa vie en devenir, le deuil d&rsquo;<em>un cygne qui s&rsquo;ignorait<\/em>.\u00a0 Par m\u00e9tonymie, ce chant devient aussi deuil de l&rsquo;enfance, un renoncement qui peut sembler in\u00e9vitable pour qui en est d\u00e9j\u00e0 sorti et pourtant, parfois, non&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le po\u00e8me se situe plus pr\u00e9cis\u00e9ment au moment du rite fun\u00e9raire, au moment o\u00f9 l&rsquo;adieu \u00e0 l&rsquo;\u00eatre prend une forme concr\u00e8te, marque sa d\u00e9chirure irr\u00e9vocable qui deviendra l&rsquo;absence coutumi\u00e8re des lendemains. Car, si l&rsquo;instant de cette s\u00e9paration semble se situer en dehors de toute temporalit\u00e9 connue (c&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement tr\u00e8s ponctuel, voire m\u00eame tr\u00e8s \u00e9motionnellement fulgurant, mais qui s&rsquo;inscrit dans une dur\u00e9e, qui ricoche sans cesse, qui s&rsquo;installe dans la r\u00e9p\u00e9tition du m\u00eame instant), les demains, eux, reprendront in\u00e9vitablement leur cours. \u00ab <em>Je dormirai<\/em> | <em>demain <\/em>|<em> quand la lune <\/em>|<em> m&rsquo;assommera <\/em>\u00bb, (p.22). Cependant, cette parole qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve ne ressemble en rien \u00e0 une oraison fun\u00e8bre : il ne s&rsquo;agit pas tant de r\u00e9invoquer dans le verbe ce qui a disparu, de rappeler aux vivants \u00ab <em>le marteau <\/em>|<em> carmin <\/em>|<em> de la souvenance <\/em>\u00bb (p.17) que de d\u00e9crire avec pr\u00e9cision les multiples d\u00e9calages qui opposent dans ce contexte le dehors au dedans, et qui s&rsquo;agitent, et qui vibrent jusqu&rsquo;au non sens et soulignent avec une cruelle ironie l\u00e0 o\u00f9 il y a la vie et l\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y en a plus (\u00ab <em>Il y avait<\/em> | <em>un rire<\/em>\u00a0 | <em>il n&rsquo;y en a<\/em> | <em>plus <\/em>\u00bb p.34).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est donc une approche ph\u00e9nom\u00e9nologique du deuil que nous convie \u00e0 explorer (\u00e0 res-sentir en puisant dans sa propre exp\u00e9rience) Vincent Motard-Avargues. Approche qui contient ses tensions et qui oscillent sans cesse entre ce que l&rsquo;on voit \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur et \u00ab<em>ce qui <\/em>| <em>reste<\/em> | <em>quand on<\/em> | <em>ferme les yeux<\/em> \u00bb. Cette tension est cern\u00e9e \u00e9galement pas l&rsquo;usage des parenth\u00e8ses qui soulignent toutes les chose qui se passe \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, et qu&rsquo;on ne voit pas depuis le dehors. Les parenth\u00e8ses qui adossent une v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 ce qui n&rsquo;est qu&rsquo;une apparence, ce pourrait \u00eatre le r\u00f4le du ch\u0153ur dans la trag\u00e9die. Par ce jeu de tiraillement, la phrase syncop\u00e9e devient spirale, le monde vacille, tournoie. On voit, on ressent. Les choses passent, les impressions s&rsquo;effacent, sont aussit\u00f4t remplac\u00e9es par d&rsquo;autres impressions,\u00a0\u00a0 \u00ab ([la] <em>t\u00eate<\/em> | <em>tourne)<\/em>\u00bb, ce qui \u00e9tait familier devient totalement \u00e9tranger, jusqu&rsquo;\u00e0 soi-m\u00eame (\u00ab <em>Je marche<\/em> | <em>Je marche<\/em> | <em>Je marche<\/em> | <em>qui<\/em> <em>sont ces<\/em> | <em> pas\u00a0<\/em><em><\/em>\u00bb p. 32).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ton pourrait \u00eatre lyrique, path\u00e9tique. Mais non. Du <em>je<\/em>, il est parfois question mais pour le vouer \u00e0 une sorte d\u2019auto-d\u00e9rision (\u00ab (<em>Je souris<\/em> | <em>de moi | tristement<\/em> | <em>ridicule<\/em>)\u00bb p.42) car le <em>je<\/em> n&rsquo;a plus vraiment d&rsquo;importance. Ce <em>je<\/em> (\u00ab <em>si l\u00e2che<\/em> \u00bb) est celui qui reste dans le monde des vivants, il peut alors symboliquement s&rsquo;effacer, \u00eatre aval\u00e9 par la lumi\u00e8re, devenir ombre (p.28)&#8230; Mais ce <em>je<\/em> est aussi celui qui va planter le fruit, (\u00ab <em>Je s\u00e8me<\/em> | rose<em> en terre <\/em>|| <em>Tu pousseras<\/em> | au<em> dehors de cette<\/em> | absence \u00bb, magnifique avant-derni\u00e8re page qui r\u00e9sonne avec force) avant que le vide envahisse totalement le pr\u00e9sent. Fruit-grenade qui en explosant diss\u00e9mine ses graines dans le livre comme autant de traces \u00e0 suivre&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9criture de Vincent est tr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9e et tr\u00e8s travaill\u00e9e sans qu&rsquo;on en ressente un quelconque artifice. Si j&rsquo;ai associ\u00e9 ce recueil \u00e0 Ren\u00e9 Char ce n&rsquo;est pas tant dans le style (bien que Char soit \u00e9galement un po\u00e8te du fragmentaire, de l&rsquo;\u00e9clatement de la parole) que dans l&rsquo;aptitude \u00e0 capter une parole vive et brute tout en lui conservant une fragilit\u00e9 et une beaut\u00e9 ineffable. Je pourrais \u00eatre plus prolixe encore sur ce que m&rsquo;a inspir\u00e9 ce po\u00e8me (notamment sur l&rsquo;usage de la persistance r\u00e9tinienne : \u00ab <em>ce qui reste quand on ferme les<\/em> yeux \u00bb) mais j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 beaucoup plus de mots au compteur que le po\u00e8me en\u00a0 lui-m\u00eame et il y a tant pour vous, amoureux de la po\u00e9sie, \u00e0 d\u00e9couvrir qu&rsquo;il faut ne pas trop \u00e9craser les traces au risque de les transformer&#8230; (C&rsquo;est syst\u00e9matique, je ne peux m&#8217;emp\u00eacher, lorsque je parle de po\u00e9sie, d&rsquo;avoir en boucle cette phrase de Barbara : \u00ab\u00a0<em>Ne pas parler de po\u00e9sie en \u00e9crasant des fleurs sauvages<\/em>\u00ab\u00a0).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un dernier mot encore, le hasard m&rsquo;\u00e9tonnera toujours car encha\u00eenant sur un autre recueil de po\u00e9sie, <em>Soleils insurg\u00e9s<\/em> de Bernard Sch\u00fcrch, je tombe sur cet incipit qui r\u00e9sonne \u00e9trangement apr\u00e8s la lecture de <em>Si peu, tout\u00a0<\/em> :<\/p>\n<blockquote>\n<p>Nous ne sommes rien ; c&rsquo;est ce que nous cherchons qui est tout.<br \/>Ce qui ne peut m&rsquo;\u00eatre tout, pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, ne m&rsquo;est rien. <cite>H\u00f6lderlin, <em>Hyp\u00e9rion<\/em> (<em>fragment Thalia<\/em>)<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/20130215204115_o.jpg\" rel=\"lightbox\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2745    aligncenter\" title=\"(c) Photo de Vincent Motard-Avargues - http:\/\/cequireste.free.fr\" alt=\"\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/20130215204115_o.jpg\" width=\"780\" height=\"520\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/20130215204115_o.jpg 1000w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/20130215204115_o-350x233.jpg 350w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/20130215204115_o-150x100.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/20130215204115_o-200x133.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/20130215204115_o-400x266.jpg 400w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/20130215204115_o-800x533.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px\" \/><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h3>Pour aller plus loin&#8230;<\/h3>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/www.eclatsdencre.com\/\">Les \u00e9ditions \u00e9clats d&rsquo;encre<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.facebook.com\/pages\/Eclats-dencre\/192654188720?ref=ts&amp;fref=ts\">sa page facebook<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/cequireste.free.fr\">Le blog photographique <\/a>de Vincent Motard Avargues (dont la photo en t\u00eate de cet article publi\u00e9e avec l&rsquo;aimable autorisation de l&rsquo;auteur)<\/li>\n<li>Sur <a href=\"http:\/\/cheminsbattus.wordpress.com\/2012\/10\/09\/vincent-motard-avargues-4\/\">Chemins battus<\/a>, le blog de Morgan Riet<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce livre est un livre de deuil. 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