{"id":2043,"date":"2012-04-03T23:38:57","date_gmt":"2012-04-03T22:38:57","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=2043"},"modified":"2014-07-11T12:00:33","modified_gmt":"2014-07-11T11:00:33","slug":"une-neige-et-des-baisers-exacts-lysiane-rakotoson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=2043","title":{"rendered":"Une neige et des baisers exacts &#8212; Lysiane Rakotoson"},"content":{"rendered":"<div class=\"livre\">\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Une neige et des baisers exacts<\/h3>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Lysiane Rakotoson<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.cheyne-editeur.com\">Cheyne \u00e9diteur<\/a>, 2012<\/h4>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Une neige et des baisers exacts, Lysiane Rakotoson\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/uneneigeetdesbaisersexacts-263x350.jpg\" alt=\"\" width=\"263\" height=\"350\" \/><\/div>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Votre vie, jusque dans son heure la plus indiff\u00e9rente, la plus vide, doit devenir signe et t\u00e9moin d\u2019une telle pouss\u00e9e. Alors, approchez de la nature. Essayez de dire, comme si vous \u00e9tiez le premier homme, ce que vous voyez, ce que vous vivez, aimez, perdez.<strong> N\u2019\u00e9crivez pas de po\u00e8mes d\u2019amour. \u00c9vitez d\u2019abord ces th\u00e8mes trop courants : ce sont les plus difficiles.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><cite> R.M. Rilke,<em> Lettres \u00e0 un jeune po\u00e8te,<br \/>\n\u0152uvres I : prose<\/em>, Le Seuil,<em><br \/>\n<\/em>Trad.de Bernard Grasse<\/cite><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\n<\/blockquote>\n<h2 dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">D\u00e9sob\u00e9ir au po\u00e8te comme \u00e0 soi-m\u00eame<\/h2>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">Il est des \u00e9crivains ((J&rsquo;ai commenc\u00e9 ce billet il y a un peu plus d&rsquo;un an, et, ayant d\u00e9cid\u00e9 de mettre un peu plus d&rsquo;ordre dans le labyrinthe et un peu moins de procrastination j&rsquo;en \u00ab\u00a0ach\u00e8ve\u00a0\u00bb &#8211; un grand mot, j&rsquo;aurais souhait\u00e9 encore d\u00e9velopper davantage &#8211; la r\u00e9daction ces jours-ci)), des po\u00e8tes, de caciques classiques, qu&rsquo;il convient de ne jamais \u00e9couter (avec tout le respect et en d\u00e9pit de toute l&rsquo;admiration que je porte \u00e0 Rilke) et dont les conseils empreints d\u2019une grande sagesse &#8211; devenue \u00e9vidence \u00e0 force de r\u00e9p\u00e9tition &#8211;\u00a0 et grav\u00e9s doctement dans le marbre ne perdurent que pour \u00eatre transgresser. D\u00e9sob\u00e9ir au po\u00e8te comme \u00e0 soi-m\u00eame. La langue est indocile \u00e0 qui veut la domestiquer m\u00e9thodiquement. Elle nous suit seulement \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 surgit une improbable &#8211; et souvent inattendue &#8211; n\u00e9cessit\u00e9 de parole, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 source et vocable sourdent d\u2019un m\u00eame jaillissement. Et tout le reste est litt\u00e9rature&#8230;<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">Lysiane Rakotoson, jeune po\u00e8te agr\u00e9g\u00e9e de litt\u00e9rature, auteur du recueil <em>Une neige et des baisers exacts<\/em> (<a href=\"http:\/\/www.cheyne-editeur.com\/\">Cheyne Editeur<\/a>) et laur\u00e9ate 2010 du Prix de la vocation, fait partie de ces \u00ab\u00a0d\u00e9sob\u00e9isseuses\u00a0\u00bb po\u00e9tiques qui \u201centrent\u201d en po\u00e9sie en d\u00e9fiant les chausse-trapes de la po\u00e9sie amoureuse. Beaucoup de \u201cjeunes po\u00e8tes\u201d s\u2019y sont risqu\u00e9s maladroitement et ne s\u2019en sont jamais relev\u00e9s, tant il est p\u00e9rilleux, dans cette exploration o\u00f9 les sentiments se m\u00ealent \u00e0 la langue, d\u2019\u00e9tablir la juste distance qui permet au lecteur de s\u2019approprier une langue qui, charg\u00e9e d&rsquo;\u00e9motions et d&rsquo;exp\u00e9riences trop personnelles, pourrait ne parler qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9crivant. Cette distance, il faut le souligner, est parfaitement ma\u00eetris\u00e9e par Lysiane Rakotoson qui nous livre dans ce recueil une exp\u00e9rience de la langue autant qu\u2019une exp\u00e9rience humaine : l\u2019amour s\u2019incarne autant dans le texte que dans les chairs : \u00ab\u00a0<em>Je porte cette bure jusqu\u2019\u00e0 ce que le po\u00e8me creuse un passage dans ta chair\u00a0\u00bb<\/em> dit-elle dans le premier po\u00e8me qui trace, d\u00e9s le commencement, le sillon qui va la guider.<!--more--><\/p>\n<h2 dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">Le fil de l&rsquo;eau&#8230;<\/h2>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">U<em>ne neige et des baisers exacts<\/em> est un recueil enti\u00e8rement parcouru par une \u00e9motion simultan\u00e9ment feutr\u00e9e et fluide, entre \u201c<em>la tr\u00e8s lente tectonique des brumes<\/em>\u201d, \u201c<em>la nouaison de gouttes d\u2019eau<\/em>\u201d et \u201c<em>la ros\u00e9e limoneuse<\/em>\u201d. Le verbe devient tour \u00e0 tour limpide et cotonneux, humide et moite comme la cave ou les aisselles&#8230; Il y a tout au long des po\u00e8mes un myst\u00e8re aqueux qui prend forme, qui s\u2019agglutine, qui contamine le texte en jouant de la multiplicit\u00e9 de ses \u00e9tats (gouttes, ros\u00e9e, bu\u00e9es, pluie, neige, brumes et m\u00eame les organiques \u201c<em>muqueuses<\/em>\u201d et les \u201c<em>aisselles moites<\/em>\u201d), qui s\u2019associe avec d\u2019autres mati\u00e8res, avec d\u2019autres couleurs (\u201c<em>Le matin mouille rose et blanc<\/em>\u201d).<\/p>\n<blockquote>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">Kyrielle d\u2019eau sassant la terre &#8212;<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">le doux salut d\u2019un ciel \u00e9chevel\u00e9,<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">l\u2019\u00e9bri\u00e9t\u00e9 des sols apr\u00e8s la pluie !<\/p>\n<\/blockquote>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019eau gorge le po\u00e8me au-del\u00e0 de toute sati\u00e9t\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ivresse fra\u00eeche qu\u2019inondent l\u2019amour et le d\u00e9sir.<\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">Par un jeu prismatique d\u2019arc-en-ciel \u00e0 travers l\u2019eau, la lumi\u00e8re (qui est aussi un leitmotiv de ces po\u00e8mes, je vais y revenir) \u00a0fait \u00e9clater des couleurs vives parmi lesquels le rose\/rouge et le bleu sont des dominantes &#8211; \u201c<em>Le ciel fait la di\u00e9r\u00e8se du rose et du bleu<\/em>\u201d, comme un chaud et froid qui fuiraient l\u2019inconfort du mitig\u00e9, du ti\u00e8de mais qu\u2019il faudrait, malgr\u00e9 tout, et contre toute attente et toute possibilit\u00e9, rassembler en un \u00e9tat homog\u00e8ne qui garderait intact leur opposition.<\/p>\n<h2 dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">Un temps en rupture avec le temps<\/h2>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: justify;\">Les couleurs et la lumi\u00e8re marquent &#8211; et m\u00eame mart\u00e8lent &#8211; une temporalit\u00e9, celle du matin &#8211; ou du cr\u00e9puscule &#8211; qui h\u00e9site justement entre deux \u00e9tats, entre \u00ab\u00a0<em>du rose et du bleu<\/em>\u00ab\u00a0&#8230; C\u2019est le temps qu\u2019on dit entre chien et loup, un temps qui \u00e9chappe \u00e0 la d\u00e9nomination, ni nuit ni jour&#8230;. Un matin d\u2019hiver qui s\u2019\u00e9tire, qui h\u00e9site, qui retourne \u00e0 la nuit, qui brusquement inonde de lumi\u00e8re&#8230; Un matin compris dans l\u2019immensit\u00e9 \u201c<em>d\u2019un grand pli beige de l\u2019heure<\/em>\u201d.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La temporalit\u00e9 est en effet quelque chose de tr\u00e8s surprenant dans ce recueil. Le temps n\u2019y est pas fig\u00e9 mais son d\u00e9roulement semble d\u2019une extr\u00eame lenteur, comme une oscillation imperceptible\u00a0 du temps qui avancerait et reculerait sans cesse&#8230; Ou du retour incessant !\u00a0 Un temps en rupture avec le temps, un \u201c<em>ourlet de nos aurores<\/em>\u201d dont la circonscription ind\u00e9finie donne aux heures une immensit\u00e9 infinie. Ce temps, il faut le dire, est celui du d\u00e9sir, de la qu\u00eate&#8230; D\u2019une \u201c<em>\u00e9piphanie entre le ciment des nuages<\/em>\u201d&#8230; Cette \u00e9piphanie, je la per\u00e7ois comme la recherche, volontairement prorog\u00e9e, de cet instant pr\u00e9cis et fugace o\u00f9 l\u2019amour, le d\u00e9sir atteint son acm\u00e9, son paroxysme, et qui, une fois atteint, est toujours d\u00e9j\u00e0 perdu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige.jpg\" rel=\"lightbox[2043]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-2346\" title=\"Neige, photo personnelle\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige-1024x390.jpg\" alt=\"\" width=\"646\" height=\"246\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige-1024x390.jpg 1024w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige-350x133.jpg 350w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige-150x57.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige-200x76.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige-400x152.jpg 400w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige-800x305.jpg 800w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige-1200x457.jpg 1200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/neige.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 646px) 100vw, 646px\" \/><\/a><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Perceval encore<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ouvre une parenth\u00e8se en repensant (encore ?) \u00e0 <a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/2010\/01\/12\/trois-gouttes-de-sang-trois\/\">Perceval<\/a> regardant les trois gouttes de sang de l\u2019oie sur la neige et y juxtaposant le visage de l\u2019\u00eatre aim\u00e9. Ce peut-il que cette image soit pour lui un rappel \u00e9piphanique de ce regard paroxystiquement amoureux qu\u2019il posa nagu\u00e8re sur sa bien-aim\u00e9e et qu\u2019il sait \u00a0\u00e0 jamais <em>toujours d\u00e9j\u00e0<\/em> perdu ? Que ces trois gouttes \u00e9voquent en lui cette \u00e9vidence compl\u00e8tement enfouie et noy\u00e9e dans le flot de sa conscience, perdue \u00e0 m\u00eame dans une r\u00e9alit\u00e9 tangible (l&rsquo;ai-je r\u00eav\u00e9 cet amour ? comment ne l&rsquo;ai-je pas cristallis\u00e9 en moi en permanence ?) ? Cette sid\u00e9ration muette est symptomatique de ce \u00ab\u00a0bord o\u00f9 le langage touche ce domaine d\u00e9pourvu de noms, ce lieu d\u00e9sert\u00e9 par le symbolique: le r\u00e9el\u00a0\u00bb ((\u201c<em>Le pen\u00adsif et l\u2019\u00e9criture lit\u00adt\u00e9\u00adraire: Per\u00adce\u00adval chez Pas\u00adcal Qui\u00adgnard<\/em>\u201d de Cris\u00adtina \u00c1lvares)). L&rsquo;\u00e9criture, la po\u00e9sie, sans doute, permettent de d\u00e9passer cette stupeur et de r\u00e9-invoquer ce r\u00e9el qui a perdu les mots le dire&#8230;<\/p>\n<p>Cette piste me permet de lire autrement l&rsquo;incipit du recueil :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rien de plus fragile que la facult\u00e9 humaine d&rsquo;admettre la r\u00e9alit\u00e9, d&rsquo;accepter sans r\u00e9serves l&rsquo;imp\u00e9rieuse pr\u00e9rogative du r\u00e9el.<\/p>\n<p><cite>Avant-propos de <em>Le R\u00e9el et son double<\/em> Cl\u00e9ment Rouet Gallimard, 1976<\/cite><\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ferme cette parenth\u00e8se en soulignant que si j&rsquo;\u00e9voque Perceval, ici, ce n\u2019est pas simplement par monomanie mais parce que tous les symboles de cette histoire sont pr\u00e9sents dans le recueil : le matin, la neige, la lumi\u00e8re vive et blanche, le rouge, le sang et m\u00eame les oiseaux qui laissent des traces\u00a0 (\u201c<em>Autour des gr\u00e9ements<\/em> | <em>de rares oiseaux tracent<\/em> | <em>des lignes de flottaison<\/em> | <em>tandis qu&rsquo;elles remuent les lointains<\/em>\u201d). Et je m\u2019amuse de voir comment &#8211; inconsciemment ou non &#8211; les histoire anciennes ne cessent jamais de nous habiter et de progresser par ricochet dans le temps&#8230;<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\">\u2013 Rien ne fr\u00e9mit sous le chant des martinets \u2013<br \/>\nD\u2019un vol aigu,<br \/>\nils labourent les sillons blancs du ciel<br \/>\nf\u00eatent l\u2019espace<br \/>\ntandis que nous l\u2019apprenons.<\/p>\n<\/blockquote>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">En conclusion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut lire <em>Une neige et des baisers exacts<\/em>. Rien que pour le titre qui fait parcourir un frisson le long de l&rsquo;\u00e9chine, rien que pour la sensualit\u00e9 \u00e9rotique qui s&rsquo;en d\u00e9gage pudiquement, rien que pour la musique a\u00e9rienne et aqueuse, ce style fluide concis et \u00e2pre (comme dirait l\u2019auteur dans le tr\u00e8s bel entretien en lien ci-dessous) qui fait penser \u00e0 <em>Lettera amorosa<\/em> de Ren\u00e9 Char ((Je pense notamment \u00e0 ce passage magnifique : \u00ab\u00a0<em>Nos paroles sont lentes \u00e0 nous parvenir, comme si elles contenaient, s\u00e9par\u00e9es, une s\u00e8ve suffisante pour rester closes tout un hiver ; ou mieux, comme si, \u00e0 chaque extr\u00e9mit\u00e9 de la silencieuse distance, se mettant en joue, il leur \u00e9tait interdit de s&rsquo;\u00e9lancer et de se joindre. Notre voix court de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre ; mais chaque avenue, chaque treille, chaque fourr\u00e9 la tire \u00e0 lui, la retient, l&rsquo;interroge. Tout est pr\u00e9texte \u00e0 la ralentir.<\/em><br \/>\n<em> Souvent, je ne parle que pour toi, afin que la terre m&rsquo;oublie\u00a0\u00bb<\/em>)), la chair inscrite dans la terre et vice-versa, rien que pour rester ind\u00e9finiment dans ce temps qui \u00e9chappe au temps, celui de la po\u00e9sie, de la langue qui \u201c<em>explore le go\u00fbt du froid<\/em>\u201d, rien que pour honorer les jeunes po\u00e8tes qui osent parfois, malgr\u00e9 les rudes le\u00e7ons que leurs professent leurs ma\u00eetres (merci Rilke !), passer du silence \u00e0 la lumi\u00e8re.<\/p>\n<hr>\n<h3>Approfondir la lecture&#8230;<\/h3>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/lysianerakotoson.blogspot.com\" target=\"_blank\">Le blog de Lysiane Rakosoton : le diffuseur po\u00e9tique<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.frenchpeterpan.com\/article-une-neige-et-des-baisers-exacts-lysiane-rakotoson-72166992.html\" target=\"_blank\">Un article sur le site de frenchpeterpan<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/horslesmurs.ning.com\/profiles\/blogs\/exergue-a-une-neige-et-des\" target=\"_blank\">Un article de Vincent Mespoulets sur \u00ab\u00a0Hors les murs\u00a0\u00bb<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.mondeenpoesie.net\/search\/label\/Lysiane%20Rakotoson\">Entretien avec Lysiane Rakosoton par Brigitte Maillard pour l&rsquo;\u00e9mission <em>Monde en po\u00e9sie<\/em> sur Alligre.fm<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.mollat.com\/livres\/lysiane-rakotoson-une-neige-des-baisers-exacts-9782841161645.html\" target=\"_blank\">Commander le livre chez Mollat<\/a> (c&rsquo;est un tr\u00e8s beau cadeau, que je recommande sinc\u00e8rement \u00e0 quiconque aime un peu la po\u00e9sie)<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut lire <em>Une neige et des baisers exacts<\/em> rien que pour rester ind\u00e9finiment dans ce temps qui \u00e9chappe au temps, celui de la po\u00e9sie, de la langue qui \u201cexplore le go\u00fbt du froid\u201d<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2045,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26,256,20,185,152],"tags":[87,257,498,181,182,184],"class_list":["post-2043","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-auteurs","category-cheyne","category-poesie","category-rakotoson","category-une","tag-amour","tag-desir","tag-discours-amoureux","tag-neige","tag-perceval","tag-trois-gouttes-de-sang"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/uneneigeetdesbaisersexacts.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2043","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2043"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2043\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4265,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2043\/revisions\/4265"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2045"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2043"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2043"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2043"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}