{"id":122,"date":"2008-10-18T03:32:36","date_gmt":"2008-10-18T01:32:36","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=122"},"modified":"2013-03-04T00:37:35","modified_gmt":"2013-03-03T23:37:35","slug":"w-ou-le-souvenir-denfance-georges-perec","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=122","title":{"rendered":"W ou le souvenir d&rsquo;enfance, Georges Perec"},"content":{"rendered":"<p><div class=\"livre\"><em><br \/><\/em><\/p>\n<h3>W ou le sou\u00adve\u00adnir d\u2019enfance<\/h3>\n<h4>George Perec, <br \/>Gal\u00adli\u00admard Coll. L\u2019imaginaire, 1993<br \/>(Deno\u00ebl, 1975 pour la pre\u00admi\u00e8re \u00e9dition)<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/w_souvenir.jpg\" rel=\"lightbox[122]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3424\" alt=\"w_souvenir\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/w_souvenir-226x350.jpg\" width=\"226\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/w_souvenir-226x350.jpg 226w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/w_souvenir-150x231.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/w_souvenir-200x309.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/w_souvenir.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 226px) 100vw, 226px\" \/><\/a><\/div>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: right;\">Cette brume insens\u00e9e <br \/>o\u00f9 s\u2019agitent des ombres,<br \/> Comment pourrais-je l\u2019\u00e9claircir ?<\/p>\n<p><cite>Raymond Queneau, p.11<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est des livres qui, apr\u00e8s les avoir referm\u00e9s, les avoir rang\u00e9s sagement sur le rayon de votre biblioth\u00e8que, vous laissent tranquille, indemne, neutre : ce sont parfois de bons livres, vous pouvez y avoir pass\u00e9 un bon moment, avoir v\u00e9cu de grandes \u00e9motions&#8230; oui mais voil\u00e0, vous reprenez la route de la vie et d\u00e9j\u00e0 l&#8217;empreinte de ces livres s&rsquo;efface et un beau jour, sans s&rsquo;en rendre compte, le livre retourne dans l&rsquo;oubli.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>W ou le souvenir d&rsquo;enfance<\/em> de George Perec, je le sais, ne sera pas pour moi de ces livres-l\u00e0. Ce livre ne m&rsquo;a pas laiss\u00e9 indemne, bien au contraire il m&rsquo;a rencontr\u00e9, touch\u00e9, tritur\u00e9, \u00e9mu (\u00e0 tel point qu&rsquo;il m&rsquo;a vraiment \u00e9t\u00e9 difficile de r\u00e9diger ce billet)&#8230; nous nous s\u00e9parons &#8212; eh oui j&rsquo;ai appris qu&rsquo;on ne pouvait pas r\u00e9sider dans le livre, juste s&rsquo;y abriter un instant &#8212; et chacun se s\u00e9pare avec une trace de l&rsquo;autre. Alt\u00e9r\u00e9s, le livre et le lecteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maintenant j&rsquo;aimerais en parler, mais comment ? Comment en parler sans en r\u00e9v\u00e9ler l&rsquo;essentiel secret. Cet essentiel qu&rsquo;il faut d\u00e9couvrir par soi-m\u00eame au cours de la lecture, ce secret qui est l&rsquo;intersection centrale du livre et qui par d\u00e9finition est intraduisible, intransmissible. J&rsquo;ai du me r\u00e9soudre moi aussi \u00e0 outrepasser cette aporie, cet indicible pour venir vous en parler un peu.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>* <span class=\"espaceinsecable\" style=\"display:inline; margin-right:30px\" >\u00a0<\/span>*<strong> <span class=\"espaceinsecable\" style=\"display:inline; margin-right:30px\" >\u00a0<\/span><\/strong>*<\/strong><\/p>\n<blockquote style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai pas de souvenirs d&rsquo;enfance\u00a0\u00bb : je posais cette affirmation avec assurance, avec presque une sorte de d\u00e9fi. L&rsquo;on n&rsquo;avait pas \u00e0 m&rsquo;interroger sur cette question. Elle n&rsquo;\u00e9tait pas inscrite \u00e0 mon programme. J&rsquo;en \u00e9tais dispens\u00e9 : une autre histoire, la Grande, avec sa grande hache, avait d\u00e9j\u00e0 r\u00e9pondu \u00e0 ma place : la guerre, les camps.<\/p>\n<p><cite> p.17<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>W ou le souvenir d&rsquo;enfance<\/em> est un roman que l&rsquo;on peut ranger, malgr\u00e9 son titre \u00e9trange, dans le rayon des autobiographies. Et c&rsquo;est vrai, \u00e0 mon sens, que ce r\u00e9cit est une des plus belles autobiographies que j&rsquo;ai pu lire. Enfin ! Une autobiographie&#8230; Je ne trouve pas ce terme exact, il y a bien quelque chose comme un r\u00e9cit qui retrace sa vie, mais ce n&rsquo;est pas, \u00e0 proprement parl\u00e9, le motif principal du livre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce livre est plut\u00f4t le difficile et pudique cheminement d&rsquo;un souvenir qui se d\u00e9voile, qui perce la douleur qui le cache, qui voit le jour comme un nouveau n\u00e9. Un souvenir comme une douleur sur laquelle on ne peut pas mettre de mots et qu&rsquo;il faut accoucher, coucher, par d&rsquo;habiles d\u00e9tours, par une distance assum\u00e9e et ma\u00eetris\u00e9e, par des raccourcis qui n&rsquo;en sont pas (ces raccourcis que l&rsquo;on emprunte pour rallonger le temps, soit que l&rsquo;on prenne plaisir au voyage, soit que l\u2019on n\u2019est pas press\u00e9 d&rsquo;arriver \u00e0 son terme et d&rsquo;y retrouver ce qui nous y attend) ((Je voudrais ouvrir une parenth\u00e8se sur ce genre qu\u2019est l'(auto)biographie. A priori, c&rsquo;est un genre qui m&rsquo;int\u00e9resse peu, non que je ne d\u00e9sint\u00e9resse de la vie des \u00e9crivains ou des personnages c\u00e9l\u00e8bres, mais je trouve souvent ces livres maladroits, mal \u00e9crits, trop souvent journalistiques : on suit le r\u00e9cit, chronologique ou non, d&rsquo;un JE narcissique \u00e0 travers les m\u00e9andres de sa propre histoire. L&rsquo;auteur, souvent, essaye d&rsquo;y inscrire les \u00e9v\u00e9nements, les influences qui ont infl\u00e9chit les orientations de sa vie, de transmettre ses enseignements de la vie auxquels il est difficile d&rsquo;adh\u00e9rer, parfois on y trouve de la pudeur, souvent peu de distance. Ces chutes dans le ruisseau : sans doute de la faute \u00e0 Rousseau.<br \/>A mon sens ceux qui r\u00e9ussissent leur autobiographie (heureusement il y en a quand m\u00eame) sont ceux qui ont comprit que <em>graphie <\/em>voulait dire <em>\u00e9crire <\/em>et non <em>lire<\/em>. \u00c9crire, d\u00e9construire, imaginer, sa propre histoire plut\u00f4t que de la lire, de la construire. L&rsquo;auteur \u00e9crit. Le lecteur lit. \u00c7a peut para\u00eetre une triviale lapalissade mais songez-y en lisant la prochaine \u0153uvre autobiographique.)).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec <em>W ou le souvenir d&rsquo;enfance<\/em> Perec ne fait pas une simple lecture de sa propre vie mais \u00e9crit ou r\u00e9\u00e9crit v\u00e9ritablement une histoire. Il \u00e9crit son histoire avec pour mat\u00e9riaux deux trames narratives totalement enchev\u00eatr\u00e9es, l\u2019une fictive, l\u2019autre biographique. Ces deux histoires enchev\u00eatr\u00e9es sont elle-m\u00eame divis\u00e9es en deux r\u00e9cits (diff\u00e9rence de temporalit\u00e9, changement de mode narratif avec la disparition de Winckler dans la seconde partie) qui sont eux-m\u00eames parfois scind\u00e9s en deux par un habile jeu de renvois de notes en fin de chapitre\u2026 tout ceci donne un peu l\u2019effet de poup\u00e9es gigognes, ou de pelures d\u2019oignon qu\u2019il faudrait enlever une \u00e0 une pour arriver \u00e0 l\u2019essentiel. Tout cela pour retarder, pour ralentir la narration, pour en signifier la r\u00e9bellion obstin\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dieuxdustade.jpg\" rel=\"lightbox[122]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-139 alignleft\" title=\"Les dieux du stade par Leni Riefenstahl en 1938\" alt=\"Les dieux du stade par Leni Riefenstahl en 1938\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dieuxdustade.jpg\" width=\"433\" height=\"286\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dieuxdustade.jpg 433w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dieuxdustade-350x231.jpg 350w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dieuxdustade-150x99.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dieuxdustade-200x132.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dieuxdustade-400x264.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 433px) 100vw, 433px\" \/><\/a>L\u2019histoire fictive, je n\u2019en dis que deux mots ici. Elle est \u00e0 l\u2019origine imagin\u00e9e par Perec enfant et r\u00e9investit par Perec \u00e9crivant sa biographie. Elle se divise en deux parties s\u00e9par\u00e9es par cette rupture :<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00ab (\u2026) \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re partie commence comme une enqu\u00eate polici\u00e8re, avec un narrateur, un porteur d\u2019\u00e9nigme, une disparition et se finit sur la solitude du narrateur face \u00e0 l&rsquo;\u00e9nigme : \u00ab Mais c\u2019\u00e9tait une question, d\u00e9sormais, \u00e0 laquelle je pouvais seul r\u00e9pondre\u2026 \u00bb \u00e0 laquelle r\u00e9pondent des points de suspension \u00ab(&#8230;)\u00bb. Ellipse, disparition ? Quoiqu&rsquo;il en soit le narrateur dispara\u00eet. La seconde histoire se poursuit dans une \u00eele qui a donn\u00e9 son nom au roman \u00ab W \u00bb. Dans cette \u00eele : on assiste \u00e0 la description d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement tourn\u00e9e vers un Olympisme pouss\u00e9 \u00e0 son extr\u00eame limite. Ne voulant pas trop d\u00e9florer le roman, je donnerais juste un \u00e9quivalent cin\u00e9matographique : on \u00ab\u00a0dirait\u00a0\u00bb que \u00e7a commence comme <em>Les Dieux du Stade<\/em> de Leni Riefenstahl et que \u00e7a glisse lentement, comme un tr\u00e8s long fondu enchain\u00e9, sur <em>Nuit et brouillard<\/em> d\u2019Alain Resnais. Le fondu tombe alors comme une trou\u00e9e dans le brouillard et l&rsquo;horreur que l&rsquo;on sentait poindre alors surgit. Je donne cette maladroite comparaison pour mettre en \u00e9vidence le glissement esth\u00e9tique et stylistique de cette fiction. Le ton y est p\u00e9remptoire, on y parle r\u00e8glement, organisation, comp\u00e9tition, ch\u00e2timent&#8230; nulle place pour le doute ici, tout y est univoque.<\/p>\n<div id=\"attachment_2088\" style=\"width: 270px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dossier_brouillard.jpg\" rel=\"lightbox[122]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2088\" class=\"size-full wp-image-2088\" title=\"Nuit et brouillard, d'Alain Resnais\" alt=\"Nuit et brouillard, d'Alain Resnais\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dossier_brouillard.jpg\" width=\"260\" height=\"186\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dossier_brouillard.jpg 260w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dossier_brouillard-150x107.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/dossier_brouillard-200x143.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 260px) 100vw, 260px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2088\" class=\"wp-caption-text\">Nuit et brouillard, d&rsquo;Alain Resnais<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre ces chapitres fictifs, s\u2019ins\u00e8rent ceux qui montrent Perec dans sa petite enfance\u2026 Souvenirs reconstruits le plus souvent \u00e0 partir de photos, d\u2019\u00e9l\u00e9ments \u00e9pars, des bribes de souvenirs dont il doute au fur et \u00e0 mesure qu\u2019il les fait remonter \u00e0 la surface. Il y a une r\u00e9ticence visible \u00e0 \u00e9noncer les phrase. Cependant au milieu de ces d\u00e9tails qui essayent de refaire surface, figurent deux textes tr\u00e8s courts, \u00e9crits quinze ans plus t\u00f4t, qui retracent bri\u00e8vement la vie et la mort de ses parents. Ces deux textes qui pourraient \u00eatre une mani\u00e8re un peu brutale d&rsquo;\u00e9noncer le souvenir de la mort de ses parents sont, l\u00e0 encore, ralentis, hach\u00e9s par les 26 renvois situ\u00e9s \u00e0 la fin du chapitre (commentaires a posteriori, extrait de journal&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/montagew.gif\" rel=\"lightbox[122]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-141\" title=\"La disparition\" alt=\"\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/montagew.gif\" width=\"298\" height=\"214\" \/><\/a>Ces deux histoires, comme deux tableaux formant un diptyque, on les d\u00e9couvre comme si Perec soulevait lentement, au fil du livre, le drap qui les recouvre, montrant ici ou l\u00e0 un d\u00e9tail qui r\u00e9pond \u00e0 un autre dans l\u2019autre tableau, ici une question, l\u00e0 une r\u00e9ponse. Perec \u00e0 son habitude pars\u00e8me son r\u00e9cit de d\u00e9tails, de signes, de symboles (comme l\u2019explication du W fictif par la croix, le X qui sous sa plume se transforme en crucifix, en croix gamm\u00e9e et en XX chez Chaplin dans lequel on aper\u00e7oit, comme flout\u00e9, le W), de r\u00e9f\u00e9rences (de t\u00eate par exemple Melville avec Moby Dick et Bartleby), de digressions, etc.. Cet essaimage de d\u00e9tails, cet \u00e9clatement du sens provoque un effet de distanciation, de pudeur assum\u00e9e&#8230; Ce voile, cette brume masque \u00e9videmment la disparition essentielle du diptyque. A la fin, ce d\u00e9voilement s\u2019acc\u00e9l\u00e8re sur la derni\u00e8re partie et Perec, d\u2019un coup sec, d\u00e9voile le diptyque dans les toutes derni\u00e8res pages (qu&rsquo;il ne faut <strong>vraiment <\/strong>pas lire avant la fin).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au final ce proc\u00e9d\u00e9, cette juxtaposition entre le r\u00e9el et le fictif, le reconstruit et le d\u00e9construit, entre la m\u00e9moire et l\u2019imagination, chaque partie imprimant l\u00e9g\u00e8rement sur l\u2019autre, en filigrane, comme des photos qui auraient \u00e9t\u00e9 surimprim\u00e9es, ce proc\u00e9d\u00e9 permet \u00e0 Perec de d\u00e9passer son aporie : dire l\u2019indicible, la douleur, l\u2019impronon\u00e7able, l\u2019horreur, et mieux que cela, la transmettre au lecteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 j&rsquo;aurais encore beaucoup de choses \u00e0 dire mais ce serait bavardage, aussi je vais maintenant poser le livre, non loin du<em> Livre des Questions<\/em> d&rsquo;Edmond Jab\u00e8s avec qui il partage en somme le m\u00eame vertige de l&rsquo;absence et du langage. Mais je suis s\u00fbr que j\u2019y retournerais tr\u00e8s vite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A lire. A relire. A re-relire (\u2026)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment parler de W ou le sou\u00adve\u00adnir d\u2019enfance de Georges Perec sans en r\u00e9v\u00e9ler l&rsquo;essentiel secret. 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