{"id":1153,"date":"2010-08-21T14:39:14","date_gmt":"2010-08-21T12:39:14","guid":{"rendered":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=1153"},"modified":"2013-02-22T23:35:59","modified_gmt":"2013-02-22T22:35:59","slug":"etre-une-femme-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=1153","title":{"rendered":"\u00catre une\u00a0femme"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Le labyrinthe a parfois ses entr\u00e9es qui se confondent avec ses sorties, \u00e0 tel point que l\u2019on ne sait plus si on est dedans ou dehors.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je me pr\u00e9sente ici en toute simplicit\u00e9 comme au d\u00e9tour d\u2019un virage ou d\u2019un carrefour. Un mirage, une image d\u2019une femme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je lis peu, voire tr\u00e8s tr\u00e8s peu, mon h\u00e9ritage culturel ne m\u2019a pas offert l\u2019amour des Belles Lettres, je n\u2019ai pour ainsi dire pas le profil d\u2019une \u00ab\u00a0intellectuelle\u00a0\u00bb. Pourtant j\u2019attire \u00e0 moi certains qui veulent discourir de po\u00e9sie, de philosophie\u2026 Je n\u2019ai aucune r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 leur apporter, aucun nom, aucun titre, aucune citation, juste une sensibilit\u00e9. Celle d\u2019une femme, qui malgr\u00e9 ses lacunes <em>lexicalistyque<\/em> se pose aussi des questions. Qui parfois \u00e9crit pour se comprendre, s\u2019\u00e9crit face \u00e0 un miroir qui lui r\u00e9v\u00e8le des couleurs diff\u00e9rentes \u00e0 chaque reflet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je m\u2019autorise ici \u00e0 transcrire sur des murs, \u00e0 transpirer quelques notes intimes, pas \u00e0 la recherche d\u2019une critique, peut-\u00eatre d\u2019un \u00e9cho&#8230;devin\u00e9 ou silencieux. Parce qu\u2019\u00a0\u00ab \u00catre une femme\u00a0\u00bb dans un corps de femme s\u2019impose \u00e0 moi dans tous mes faits et gestes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em> Etre un \u00eatre vivant, un \u00eatre humain, \u00catre une femme\u00a0! R\u00f4le consid\u00e9rable et d\u00e9cisif dans l\u2019humanit\u00e9 et la perp\u00e9tuation de la vie. La femme contr\u00f4le la natalit\u00e9, non l\u2019homme. Donner vie, \u00e0 deux. Porter la vie, le secret de la cr\u00e9ation , seul<strong>e<\/strong>. La magie de l\u2019univers qui se d\u00e9veloppe dans son propre corps. Instant, instinct privil\u00e9gi\u00e9. \u00catre une femme, c\u2019est na\u00eetre avec l\u2019exigence de la beaut\u00e9 ondulaire. C\u2019est donner de l\u2019amour avant d\u2019en recevoir. Etre porteuse de vie. Une destin\u00e9e sacr\u00e9e pas toujours \u00e9vidente \u00e0 assumer.<\/em><\/p>\n<h3>\u00a0<\/h3>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" alt=\"\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2010\/08\/Navaros1.jpg\" width=\"250\" height=\"291\" \/><span style=\"font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: xx-small;\">Peinture sur sable des Indiens Navajo<\/span><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em> <\/em><em><span style=\"font-style: normal;\">Labyrinthe des mondes qui s&rsquo;interp\u00e9n\u00e8trent. Vivre dans un corps de chair et de femme.<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>La rail qui ressemble \u00e0 un serpent, qui semble traverser le temps avec moi, \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s. Il me suit ou je le suis. Je n\u2019en ai pas peur. Il p\u00e9n\u00e8tre le temps et l\u2019espace, me conduit, se conduit. Dirige sans diriger. Compagnon de route, guide du moment qui passe. Ami du temps. Trace sa route et la mienne. File, se faufile. Existe au-del\u00e0, en de\u00e7\u00e0. <\/em> <em>Glisse, sombre et luisant. Creuse dans la terre son sillage. Laisse ses traces, pose ses marques. Discret, sans bruit, s\u2019approche et s\u2019\u00e9loigne. Jamais tr\u00e8s loin. Il surveille, tapis, il guette. Toujours attentif, l\u2019\u0153il vif et tranquille. Le serpent vit en moi, traverse ma colonne, s\u2019enroule et s\u2019\u00e9tire, embrasse l\u2019air entre mes muscles, mes seins, mes os, mes veines, mon sexe, mes nerfs, et court \u00e0 travers le tumulte de mon cerveau-cervelet. Il me donne le vertige. L\u2019\u00e9quilibre aussi, sortant de la terre, me visite, se niche en mon centre et continue le trajet vers le sommet de mon cr\u00e2ne.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><span style=\"font-size: medium;\">~<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em> Mon corps vit, respire, souffle, susurre, transpire, s\u2019agite, s\u2019exasp\u00e8re, temp\u00e8re, se suspend, se tend, s\u2019\u00e9tire, flotte, se meut, s\u2019apprivoise, s\u2019\u00e9coute, bat ses microparticules\u2026 Mon corps d\u00e9sire, se retient, red\u00e9sire, part et revient, s\u2019arr\u00eate et reprend. \u00a0 \u00a0 Le mental freine.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em> <\/em><em>Mon corps respire de d\u00e9sirs.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Il n\u2019est pas sage, pas prudent, pas conventionnel\u2026 de suivre ses instincts.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Mon corps hormonal a besoin d\u2019exulter. Pas avec n\u2019importe qui, n\u2019importe quand. Je suis une \u00e9ternelle romantique, avec une sensibilit\u00e9 d\u00e9bordante. L\u2019alchimie est le mot d&rsquo;ordre. L\u2019alchimie de la rencontre, du lieu, du moment. L\u2019Alchimie du temps pr\u00e9sent.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em> <\/em>Inca-nue<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le labyrinthe a parfois ses entr\u00e9es qui se confondent avec ses sorties, \u00e0 tel point que l\u2019on ne sait plus si on est dedans ou dehors. Je me pr\u00e9sente ici en toute simplicit\u00e9 comme au d\u00e9tour d\u2019un virage ou d\u2019un carrefour. Un mirage, une image d\u2019une femme. Je lis peu, voire tr\u00e8s tr\u00e8s peu, mon [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":68,"featured_media":1155,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[126],"tags":[257,171,503],"class_list":["post-1153","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-traces-de-vie","tag-desir","tag-femme","tag-traces-de-vie"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2010\/08\/Navaros1.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1153","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/68"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1153"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1153\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1155"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1153"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1153"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}