{"id":10,"date":"2008-09-28T13:00:00","date_gmt":"2008-09-28T13:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/labyrinthiques.wordpress.com\/2008\/09\/28\/fils-unique-stephane-audeguy\/"},"modified":"2014-07-11T11:32:15","modified_gmt":"2014-07-11T10:32:15","slug":"fils-unique-stephane-audeguy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/?p=10","title":{"rendered":"Fils unique, St\u00e9phane Audeguy"},"content":{"rendered":"<div class=\"livre\">\n<h3>Fils unique<\/h3>\n<h4>St\u00e9phane Audeguy,<br \/>\nfolio Gallimard, 2006<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/filsunique.jpg\" rel=\"lightbox[10]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-61 alignnone\" style=\"margin-right: 10px;\" title=\"\u201cFils unique\u201c, St\u00e9phane Audeguy, Ed Gallimard, folio, 2006\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/filsunique.jpg\" alt=\"\" width=\"176\" height=\"300\" \/><\/a><\/div>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">\u00a0Roman historique et picaresque<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;avais lu <span style=\"font-style: italic;\">La th\u00e9orie des nuages<\/span> avec une sorte de d\u00e9lectation non contenue, dans le bonheur de trouver un auteur. J&rsquo;avais suivi comme une ombre la terne Virginie Latour, rencontr\u00e9 avec elle cet excentrique couturier d&rsquo;Akira Kumo&#8230; Comme elle je restais suspendu aux l\u00e8vres de cette Sh\u00e9h\u00e9razade d&rsquo;un genre nouveau et suivais avec passion les histoires enchev\u00eatr\u00e9es de Luke Howard et de Richard Abercombie. Le tout avec comme fil directeur et cotonneux de simples et extraordinaires nuages. Ce livre m&rsquo;avait litt\u00e9ralement souffl\u00e9 par son inventivit\u00e9, certes, mais plus encore par ce pouvoir narratif qui s&rsquo;exerce sur le lecteur, cette esp\u00e8ce de voix singuli\u00e8re qui exerce au fil de la lecture une \u00e9tranget\u00e9 famili\u00e8re, quelque chose de proche et lointain comme un nuage et enfin qui donne ce rare sentiment qu&rsquo;on ne veut plus quitter le livre, pour rien au monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est dire si j&rsquo;abordais <span style=\"font-style: italic;\">Fils Unique<\/span> avec une grande crainte. Pourtant sans avoir rien lu sur lui, ni m\u00eame la quatri\u00e8me, je l&rsquo;ai achet\u00e9 cet \u00e9t\u00e9&#8230; sans l&rsquo;entamer de suite. J&rsquo;aime bien retarder parfois la lecture, savoir que le livre est l\u00e0, ouvert \u00e0 ma curiosit\u00e9, disponible en quelque sorte. Parfois il m&rsquo;arrive m\u00eame de l&rsquo;oublier, mais comme je le mets suffisamment en \u00e9vidence pour qu&rsquo;il se rappelle \u00e0 moi, cela ne dure gu\u00e8re tr\u00e8s longtemps. Ce corollaire amoureux du livre participe \u00e0 me mettre aussi en position de gourmet face au livre, de d\u00e9sir du lire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;avoue que le d\u00e9but m&rsquo;a totalement d\u00e9rout\u00e9 : je ne m&rsquo;attendais pas du tout \u00e0 un roman \u00ab\u00a0historique\u00a0\u00bb et picaresque \u00e9crit dans une langue tellement diff\u00e9rente que celle de la <span style=\"font-style: italic;\">Th\u00e9orie<\/span>, une langue pourtant tr\u00e8s bien ma\u00eetris\u00e9e qui embrasse le XVIIIe si\u00e8cle, en pastiche les pourtours sans tomber dans la lourde caricature. En m\u00eame temps, force est de reconna\u00eetre que St\u00e9phane Audeguy n&rsquo;est pas un auteur \u00e0 recette et qu&rsquo;il joue d\u00e9s son second roman \u00e0 surprendre le lecteur avec un univers et un style totalement diff\u00e9rent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/09\/Jean-Jacques_Rousseau.jpg\" rel=\"lightbox[10]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-1705\" title=\"Jean-Jacques Rousseau\" src=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/09\/Jean-Jacques_Rousseau-264x350.jpg\" alt=\"\" width=\"264\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/09\/Jean-Jacques_Rousseau-264x350.jpg 264w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/09\/Jean-Jacques_Rousseau-150x198.jpg 150w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/09\/Jean-Jacques_Rousseau-200x264.jpg 200w, https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/09\/Jean-Jacques_Rousseau.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px\" \/><\/a>L&rsquo;id\u00e9e centrale donc est de suivre Fran\u00e7ois Rousseau, fr\u00e8re \u00ab\u00a0disparu\u00a0\u00bb du c\u00e9l\u00e8bre Jean-Jacques, \u00e0 peine \u00e9voqu\u00e9 dans les <em>Confessions<\/em> dudit Jean-Jacques qui, par la cruaut\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9sir \u0153dipien, laisse son fr\u00e8re pour mort (jusque devant le notaire pour h\u00e9riter sans partage) afin de devenir l&rsquo;enfant unique de son p\u00e8re. Ce fr\u00e8re inconnu, protagoniste et narrateur du roman, va traverser le si\u00e8cle, survivre \u00e0 ce fr\u00e8re qui le nia, voir et vivre ce si\u00e8cle des Lumi\u00e8res de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la lorgnette, grandir avec la science, se baigner dans le libertinage, assister de tr\u00e8s pr\u00e8s \u00e0 la R\u00e9volution, \u00e0 ses corollaires, ses mythes et ses d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescences les plus absconses, pour \u00eatre au final un t\u00e9moin privil\u00e9gi\u00e9 au plus pr\u00e8s de ce si\u00e8cle des lumi\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autobiographie apocryphe et picaresque, St\u00e9phane Audeguy joue avec la fronti\u00e8re t\u00e9nue qui s\u00e9pare la fiction et l&rsquo;Histoire, sa fiction et le livre des Confessions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le roman est dense en personnages bross\u00e9s avec pr\u00e9cision, fourmille d&rsquo;anecdotes et d&rsquo;histoires ench\u00e2ss\u00e9es dont je vous laisse la surprise&#8230;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Du libertinage<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">On assiste \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation sexuelle et sentimentale de Fran\u00e7ois qui, en bon libertin, go\u00fbte \u00e0 tout ce qui peut apporter une jouissance : depuis sa m\u00e8re et Saint Fonds qui lui donnent ses premiers \u00e9mois sexuels ; \u00e0 Denise, la paysanne avec qui il d\u00e9couvre que le clitoris est la \u00ab\u00a0preuve irr\u00e9futable de l&rsquo;inexistence de Dieu\u00a0\u00bb (formule qui pourrait \u00eatre un pr\u00e9cepte du libertinage et sur lequel il veut fonder une philosophie) ; jusqu&rsquo;\u00e0 Sophie, la f\u00e9ministe r\u00e9volutionnaire, avec qui il d\u00e9couvre \u00e0 86 ans pour la premi\u00e8re fois la profondeur du sentiment amoureux. En parall\u00e8le son apprentissage de la science des m\u00e9canismes prend le m\u00eame chemin libertin : d&rsquo;abord horloger, il utilise ensuite ses connaissances pour inventer diverses machines \u00e0 jouir qui font le bonheur de la soci\u00e9t\u00e9 parisienne&#8230; Sa folie conceptrice le pousse \u00e0 imaginer pouvoir cr\u00e9er un automate capable de foutre comme un homme : l&rsquo;Hercule. Oblig\u00e9 d&rsquo;user de supercherie (et oui le r\u00eave d\u00e9miurgique a ses limites) pour arriver \u00e0 cette fin (par l&rsquo;adjonction d&rsquo;un nain bien membr\u00e9 cach\u00e9 dans l&rsquo;automate), il finit \u00e0 la Bastille o\u00f9 il passe 30 ans de sa vie pour libertinage&#8230; en compagnie du Marquis de Sade (ce qui donne l&rsquo;occasion de sc\u00e8nes cocasses et truculentes) dont il sauvera, juste avant la destruction de la prison, le manuscrit des <em>120 Journ\u00e9es de Sodome<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Finalement ce qui m&rsquo;a le plus touch\u00e9 c&rsquo;est de voir finalement qu&rsquo;avec un destin si compl\u00e8tement \u00e9loign\u00e9 de son fr\u00e8re, Fran\u00e7ois est au moins aussi philosophe que le Rousseau que nous connaissons tous. A cette diff\u00e9rence pr\u00e8s que la philosophie de Fran\u00e7ois est plus pragmatique, plus prosa\u00efque, qu&rsquo;elle s&rsquo;incarne dans les corps. Car pour juger les hommes, pour s&rsquo;\u00e9riger en moraliste, il ne faut pas se contenter de les observer : il faut les c\u00f4toyer de pr\u00e8s, se fondre et \u00eatre en eux, et pas toujours avec ce qui les \u00e9l\u00e8ve et les rend meilleurs. Et Fran\u00e7ois, de ce point de vue, accomplit une immersion compl\u00e8te dans son si\u00e8cle : bonne et mauvaise soci\u00e9t\u00e9, noblesse d\u00e9cadente, maison de correction, bourgeoisie d\u00e9vote, bordel chic, la Bastille et son marquis de Sade, commer\u00e7ant v\u00e9reux, mouvement f\u00e9ministe r\u00e9volutionnaire, hospice de la Salp\u00eatri\u00e8re&#8230; tout y passe. Ce qui permet \u00e9galement au lecteur de se faire une id\u00e9e assez compl\u00e8te et assez crue du XVIIIe si\u00e8cle : l&rsquo;Histoire (avec un grand H) ici se b\u00e2tit avant tout avec les petites histoires des petites gens m\u00e9diocres, elles-m\u00eame alors balay\u00e9es par la vague de fond que forment les \u00e9v\u00e9nements de la grande Histoire.<\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/thumb\/4\/4e\/Prise_de_la_Bastille.jpg\/250px-Prise_de_la_Bastille.jpg\" rel=\"lightbox[10]\"><img decoding=\"async\" style=\"margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px;\" src=\"http:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/thumb\/4\/4e\/Prise_de_la_Bastille.jpg\/250px-Prise_de_la_Bastille.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La derni\u00e8re partie, o\u00f9 l&rsquo;on voit la d\u00e9cadence qui a suivi tr\u00e8s rapidement la liesse r\u00e9volutionnaire, est d&rsquo;un pessimisme noir (\u00ab\u00a0<em>Je marchais sans but dans ces nuits parisiennes o\u00f9 il n&rsquo;y avait plus que des citoyens ; et j&rsquo;avais toutes les peines du monde \u00e0 y reconna\u00eetre des hommes<\/em>\u00ab\u00a0) : embrassant par amour la cause des suffragettes men\u00e9e par Sophie (\u00ab\u00a0<em>Il fallait bien que je participasse \u00e0 la R\u00e9volution si je voulais participer \u00e0 la vie de cette femme-l\u00e0<\/em>\u00ab\u00a0), Fran\u00e7ois qui a toujours \u00e9t\u00e9 assez optimiste, tout du moins sto\u00efque ou indiff\u00e9rent, va s&rsquo;\u00e9veiller au milieu du cauchemar de la stupidit\u00e9 du peuple devenu souverain (\u00ab\u00a0<em>tous ces chiens haineux se r\u00e9clamaient de toi, Jean-Jacques<\/em>\u00ab\u00a0) et de la Terreur. La cause de la libert\u00e9 des femmes \u00e9tant perdue, lui et Sophie vont vouloir tenter d&rsquo;am\u00e9liorer la condition des prostitu\u00e9es parqu\u00e9es \u00e0 la Salp\u00eatri\u00e8re puis \u00e0 Bic\u00eatre. Le traitement totalement inhumain des femmes v\u00e9rol\u00e9es qu&rsquo;ils vont y d\u00e9couvrir les horrifie et les font renoncer. S&rsquo;attaquant au probl\u00e8me \u00e0 la racine leur club va s&rsquo;occuper des prostitu\u00e9es avant qu&rsquo;elles ne sombrent et finissent \u00e0 l&rsquo;Hospice. La prostitution devenant prohib\u00e9e et Sophie g\u00eanante, une coterie est mont\u00e9e contre elle et elle finit par mourir dans un attentat&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces pages montrent un Fran\u00e7ois beaucoup plus lucide, sur lequel le monde ne glisse plus aussi l\u00e9g\u00e8rement comme auparavant, lucide mais compl\u00e8tement d\u00e9sillusionn\u00e9 sur les notions qui lui sont les plus ch\u00e8res : la libert\u00e9, l&rsquo;\u00e9galit\u00e9. Il se d\u00e9cide alors \u00e0 \u00e9crire ce r\u00e9cit : ce qu&rsquo;il r\u00e9alise \u00ab\u00a0<span style=\"font-style: italic;\">en six mois sans se relire<\/span>\u00a0\u00bb (contrairement sans doute \u00e0 Audeguy).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le roman finit l\u00e0 o\u00f9 il a commenc\u00e9, par la procession qui emm\u00e8ne Jean-Jacques au Panth\u00e9on. Fran\u00e7ois est d\u00e9cid\u00e9 : ses restes iront nourrir la terre qui a connu son fr\u00e8re et le manuscrit sera enterr\u00e9 dans la premi\u00e8re tombe de celui-ci et le r\u00e9cit s&rsquo;ach\u00e8ve par ces mots :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les gouttes d&rsquo;eau les plus t\u00e9nues viennent \u00e0 bout des roches les plus dures, si l&rsquo;on veut consid\u00e9rer l&rsquo;immensit\u00e9 du temps. J&rsquo;ai fait ce que j&rsquo;ai pu pour ajouter, avec douceur, au d\u00e9sordre de ce monde. Rira bien qui rira le dernier.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">En un mot comme en mille, j&rsquo;ai ador\u00e9 ce roman. Plein d&rsquo;ironie et de perspicacit\u00e9, ce roman, qui fait v\u00e9ritablement \u0153uvre de fiction, nous enrichit de sa voix.<\/p>\n<hr \/>\n<h4><span style=\"font-weight: bold;\">Poursuivre ses lectures : <\/span><\/h4>\n<ul>\n<li>Celui du <a href=\"http:\/\/www.lmda.net\/din\/tit_lmda.php?Id=53871\">matricule des Anges<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.weblettres.net\/lecture\/?cat=14&amp;b=58\">Sur weblettres <\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.lalettrine.com\/article-3902316.html\">Anne-Sophie sur la Lettrine<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/les-routes-de-l-imaginaire.blogspirit.com\/archive\/2006\/10\/02\/fils-unique-stephane-audeguy-gallimard-2006.html\">Cathe donne son avis<\/a><\/li>\n<li>Sur la Th\u00e9orie des Nuages une interview de l&rsquo;auteur sur <a href=\"http:\/\/www.alalettre.com\/interview\/stephane_audeguy.htm\">Alalettre<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autobiographie apocryphe et picaresque, St\u00e9phane Audeguy joue avec la fronti\u00e8re t\u00e9nue qui s\u00e9pare la fiction et l&rsquo;Histoire, sa fiction et le livre des Confessions.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":61,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,372,14,23,374],"tags":[227,373,225,226,517],"class_list":["post-10","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-audeguy","category-gallimard","category-lecture","category-roman","category-rousseau-jean-jacques","tag-famille","tag-gall","tag-histoire","tag-libertinage","tag-rousseau"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/filsunique.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4258,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10\/revisions\/4258"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/61"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/labyrinthiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}